Juticalpa et le parc El Boqueron au Honduras.

Juticalpa, honduras, le parc El Boqueron


Mardi 9 février 2010

Nous quittons notre chambre de Tegucigalpa le matin en marchant jusqu'au quartier des bus. Nous avons attendu le lever du soleil, car le quartier est réputé non sécuritaire et nous avons quelques kilomètres à marcher. On commence par aller voir la compagnie Discovery et l'on se rend compte que c'est très cher. Il a un bus qui part tout de suite, mais on dit vouloir attendre pour le bus économique affiché à 61,5. Il nous dit que ça n'existe plus. On lui demande où sont les bus économiques, mais il nous dit aussi que ça n’existe pas. On demande donc au gardien qui nous dit où ça se trouve. Il nous donne une bonne info. On est à 5 rues de ce terminal. Comme on l'a déjà dit, chaque compagnie de bus a son terminal, dons pour une même destination, il peut y avoir trois terminaux et pas toujours près l'un de l'autre. On se retrouve alors au bus Aurora. Le bus est sur le point de quitter, il est rapide et confortable, notre premier bus de ce genre depuis longtemps à 61,5 lempiras par personne pour 178 km. Je ne sais pas si nous aurions pu payer moins cher avec un chicken bus, mais il aurait fallu les trouver.

Le trajet se fait rapidement et nous arrivons à Juticalpa. On cherche pour un hôtel en faisant la route pour le centre. Nous en voyons un et l'on y va, c'est l’Hôtel Fuente. Pour 150, nous aurions une chambre avec salle de bain et le tout très propre. Nous décidons d'aller voir le bureau Cohdefor avant tout. C'est le bureau qui s'occupe de la conservation des parcs El Boqueron celui près de San Esteban. La dame qui nous reçoit est vraiment incompétente. Elle nous dit finalement d'aller voir la municipalité. OK, mais où c'est? Elle n'est même pas capable de nous dire à combien de temps nous sommes du centre. Elle nous dit que c'est loin..., 1 km ou 4 km, 5 minutes ou environ une heure de marche? Les militaires devant le bureau nous sont d'une bien plus grande aide.


Nos photos de Juticalpa et El Boqueron
Juticalpa, honduras, le parc El Boqueron
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On se trouve un hôtel dans le centre qui est à 2 km des terminaux de bus. Le premier hôtel vu aurait été de meilleure qualité prix, mais l'on se contentera de l'Hôtel Reyes à 140 lempiras la chambre salle de bain commune. Nous allons voir la municipalité. Un gars fort sympathique prend en mission de nous expliquer le parc. Nous voulons seulement avoir une idée d'où sont les sentiers. Il commence par nous expliquer en détail le chemin entre Juticalpa et la communauté El Boqueron. Il nous fait retenir des noms de villages, nous nomme les rivières..., après un moment, on lui dit : « oui, mais est-ce que le bus nous amènera directement au pont d’El Boqueron? » oui, oui, nous répond-il, pourquoi on perd notre temps à étudier la route que le bus fera? Ça fait déjà près d'une demi-heure que nous parlons. « Hé le parc, y a-t-il des sentiers? Facile? Long? » Il parle pour ne rien dire, il nous dit qu'une maison s’est écroulée il y a moins d'un an dans le secteur. « OK, c'est bien triste, mais pour les sentiers? Est-ce qu'il y en a et est-ce dangereux? » Il nous dit que nous pouvons marcher sur 2 km « c'est tout et ensuite? » On imagine qu'il ne savait pas quoi répondre donc il finit par nous dire que c'est fermé. Il nous propose le plan qu'il nous a gentiment dessiné; le plan du trajet en bus avec le nom des villages, des ponts et des rivières... « Pas besoin de se rendre en bus si c'est fermé! » On voit une drôle d'expression sur son visage. Quelle perte de temps pour nous, il aurait été mieux de dire qu'il ne connaissait pas le coin!

Bon, on n’est pas plus avancé. On doute du fait que ce soit fermé, car il y a des villages dans le coin. On fait des recherches sur un guide que nous avons en PDF. Il nous est bien utile cette fois. On décide d'y aller le lendemain voir nous-mêmes ce qu'il en est.

papillons
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Nous demandons à la dame de notre hôtel si l'eau du robinet est potable, à voir son visage qui nous regarde en voulant dire : d'où ils débarquent c'est deux là, on comprend facilement que non, mais elle est bien fière de nous dire et nous montrer qu'ils ont un puits et donc de l'eau toute la journée. Ça ressemble à un vrai puits, mais nous imaginons que son puits est en fait seulement une réserve, car on est en plein centre-ville.

On va donc dans un petit marché où après de longues explications, il comprend que nous voulons acheter un 18L d'eau, mais que nous n'avons pas la bouteille pour échanger. On doit donc payer le 100 lempiras de consigne et 30 lempiras pour l'eau. Lorsque l'on sait que 1.5L d'eau se vend à 11 lempiras, le 18L est vite rentable même si l'on en jette la moitié. On lui demande un reçu pour se faire rembourser notre consigne dans quelques jours. Ils n'ont pas l'habitude de vendre une bouteille, tous l'échangent et encore moins le principe que nous allons vouloir nous faire rembourser la consigne dans quelques jours. On a déjà eu des problèmes dans d'autres pays avec le remboursement.


Vidéo de Juticalpa et El Boqueron




Mercredi 10 février 2010

Nous prenons un bus à 6 h 30 pour Catacamas, mais on se fait descendre au pont El Boqueron 14 lempiras par personne 22 km.

On a oublié d'apporter notre feuille avec nos quelques notes donc nous n'avons pas le nom du village où aller. (La Avispa, pour ceux qui voudraient y aller.) De toute façon à cette heure nous ne croisons personne. On se promène ici et là. On se dit que le sentier n'est pas évident jusqu'à notre retour près de l'entrée où l'on trouve le bon début du sentier. Celui-ci est facile à suivre, il n'y en a qu'un sur une bonne distance. On trouve qu'il est trop tard pour entamer le circuit, car on ne sait pas combien de temps il faut. Tant pis, on aura tout de même fait une jolie promenade.

Une autre raison qui nous pousse à partir tout de suite c'est que ça commence à nous piquer sérieusement. Dany a remarqué que ses pieds étaient recouverts d'une drôle de substance. Au début, il pensait à de la boue ou de la poussière, mais en regardant de plus près ça bouge... De petits insectes vraiment minuscules, ça nous prend un moment, avant de vraiment réaliser que ce sont des tiques, des tiques en dizaines et dizaines pour ne pas dire des centaines. Ce sont certainement des bébés tiques, pour en avoir déjà vu quelques-unes, celles-ci sont bien plus petites. On s'examine rapidement les jambes, c'est incroyable! Autant de tiques. Elles sont vraiment difficiles à voir. Elles ne sont pas encore agrippées, on essaie d'en enlever le plus possible. On sait qu'en se promenant en forêt qu'il soit possible d'en attraper une ou deux, mais on n’avait jamais entendu parler que ça pouvait se tenir en aussi grand nombre. Nous en trouvons quelques-unes un peu plus grosses, qui elles ont commencé à nous piquer.


Nous sommes en début d'après-midi, mais décidons de reprendre la route pour Juticalpa. Là, nous croisons vraiment beaucoup de monde. Il y a ceux qui cherchent, on ne sait trop quoi dans la rivière, ceux qui se lavent, d'autres lavent leur linge ou leur voiture dans cette même rivière et il y en a d'autres qui arrivent avec une poignée de bananes fraichement récoltée. Tous sont bien sympathiques et nous faisons conversation.


Une fois en ville, nous allons demander de l'info pour le bus pour Trujillo. On demande aux trois terminaux, et une autre personne en surplus. Sur les quatre, si l'on fait la moyenne des réponses, le bus devrait être à 5 h du matin au terminal des chicken bus. Il n'y en a qu'un par jour.

Nous devons demander à la dame de notre hôtel d'ouvrir la porte demain à 4 h 15 pour notre bus. Habituellement, elle ferme à 21 h et ouvre à 6 h. Il fera noir, nous dit son mari, et les rues sont dangereuses la nuit, oui certes, mais vous direz ça au conducteur du bus, car il n'y en a qu'un semble-t-il!

Une fois à l'hôtel, nous prenons une bonne douche et inspection de nos pieds, nos jambes, notre dos, il y a des tiques partout. Nous en trouverons certainement d'autres dans les jours à venir, plus nous les retrouverons tard, plus elles seront accrochées et plus elles nous feront de belles marques lorsque nous les enlèverons.


Par Maryse Guévin et Dany Thibault
Voyage Tour du monde 2006-2010
Photos, vidéos, budget et carnet de route (récits de voyage)

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