Santiago de Cuba à La Mula en passant par Chivirico et El Frances



Qui fait du vélo à Cuba et particulier dans la partie Est de Cuba est tombé sur le trajet Santiago à Pilon. Un trajet presque mythique de 200 km, qui longe la côte sud. Un trajet qui est également isolé et impraticable par section pour les voitures. En fait, une partie de la route a été détruite au cours des années et elle n’a pas été complètement refaite.

Castillo del Morro : Château de San Pedro de la Roca et Cayo Granma



Nous profitons de notre séjour à Santiago de Cuba pour prendre la route, les vélos légers et nous rendre cette fois-ci à Castillo del Morro.

Basilica de la Virgen de la Caridad del Cobre, Cuba


Nous partons pour la journée de Santiago de Cuba pour nous rendre à vélo à El Cobre. Une montée, mais sans les sacoches c’est bien plus agréable. On choisit de prendre la nouvelle route (route de Bayamo) pour s’y rendre, car ça nous fait que 2-3km de plus. Si nous pouvons gagner un peu de bitume, ça en vaudra la peine.

Santiago de Cuba ! Grande ville tranquille



Changement de casa, exploration de la ville de Santiago de Cuba et une pause dans une ville pas désagréable, les vacances dans les vacances.

Longue route entre Guantanamo et Santiago de Cuba, à vélo


Nous quittons Guantanamo en ne sachant pas où nous dormirons ce soir. L’avantage d’avoir la tente est que nous ne sommes jamais inquiets pour l’endroit où nous dormirons. Nous avançons donc à notre rythme, arrêtons pour jaser ou pour admirer les lieux aussi longtemps que nous le voulons. C’est une des choses que nous aimons le plus en voyage : ne pas avoir d’agenda à respecter.

Guantanamo et la fête de la révolution et/ou le Nouvel An!



La route pour Guantanamo: il parait que la ville est moche... mais pas grave, on passera tout de même pas là.  Déjà que nous nous sommes épargnés la ''Farola'' en faisant le trajet en taxi, le reste on tient à le faire intégral!


Tortuguilla; un Nouvel An tranquille.


La route entre Cajobabo et Guantanamo est agréable : elle est bien entretenue, on longe la côte ce qui nous donne de beau point de vue et contrairement à nos 6 premières semaines, nous roulons maintenant vers l’Ouest. Rouler vers l’Ouest donne deux avantages, on a le soleil dans le dos le matin ce qui est franchement agréable et aussi nous avons également majoritairement le vent dans le dos ! Quel plaisir!



Nous roulerons ainsi pendant plusieurs semaines. Et aujourd’hui, on en profite bien, car le vent est puissant sur cette portion de route. Presque pas besoin de pédaler, le vent souffle dans les sacoches et nous pousse.

Départ de Baracoa pour Cajobabo en passant par la Farola.



Tranquillement, on se prépare pour notre départ de la ville. Après recherche, nous décidons de prendre un taxi collectif pour Cajobabo (plutôt que le bus pour Guantanamo) et aussi faire une réservation pour un campismo où les étrangers sont autorisés à ce même endroit. En payant le campismo à l’avance ici on économise 3 CUC. Il nous revient à 15 CUC la nuit pour les deux, c’est tout de même assez cher. Le tout est réglé pour notre départ le dimanche. On a pris en note le téléphone pour notre collectivo, il a pris notre adresse et l’heure en note de son côté.

Yumeri et les caracol; escargots, Baracoa, Cuba à vélo




À partir de Baracoa, nous décidons un matin où nous nous levons tôt d’aller tout de suite du côté de Yumeri. Il a plu toute la nuit, mais le ciel semble dégagé donc on va espérer être dans un bon moment pour cette visite. On met notre ‘’caoutchouc’’ que nous avons découpé dans un morceau de rebut trouvé sur la route pour pallier le garde-boue absent sur nos vélos. C’était une bonne idée, car on se fait mouiller une partie de la matinée. Dans le Lonely Planet, il est écrit que la route entre Baracoa et Yumeri est douce et plate… ce n’est pas tout à fait ça à notre avis, car ça monte sur le premier bout et une 2e montée à Jamal ! Mais ce n’est pas si mal…, c’est juste que nous nous attendions à vraiment plus plat comme route. En plus, nous n’avons pas les sacoches pour cette balade d’une journée ce qui est très appréciable. C’est un 28km qui sépare Baracoa de Yumeri.

Baracoa à l’extrémité orientale de Cuba à vélo.




Nous passerons quelques jours à Baracoa. Baracoa est à l’extrémité orientale de Cuba et à 160 km de Guantanamo. Fondée en 1511 elle est la première ville de l’ile. La région de Baracoa regorge d’attraits. Un des attraits le plus populaires est Yumeri à quelques km plus loin. Il y a aussi El Yunquie, plusieurs balades, des plages, dont celle de Maguana d’où nous arrivons. La région a été bien affectée par plusieurs catastrophes naturelles, dont l’ouragan Mathiew en 2016.

La dernière ligne droite avant Baracoa; Mayari, Moa, Playa Maguana à Cuba


Bon là nous sommes bien sur notre dernière ligne droite avant notre premier objectif du voyage, l’extrême est de l’ile de Cuba. Connu pour se mériter; Baracoa n’a pas de routes bien entretenues pour s’y rendre. Nous ferons donc le tout en quelques étapes. En plus, le Nord-Est est plus pluvieux que le reste du pays. Moi qui déteste la pluie! Et encore plus : pédaler sous la pluie.

De Mayari à Sagua de Tanamo et son festival
C’est sous les nuages que nous quittons Mayari. La pluie arrive assez vite et reste avec nous tout le trajet. Des montées, des descentes… et encore des montées puis des descentes. Bon pas de quoi d’insurmontable, mais le dernier mois nous nous étions habitués au plat!

Arrivé à Sagua de Tanamo, on trouve la casa ‘’xyz’’(vous comprendrez pourquoi on ne l’a nomme pas), mais contrairement à ce que notre l’homme de notre casa d’hier avait dit, il ne l’a pas appelé pour nous réserver notre place. (Déjà que l’on ne fait jamais ça habituellement, faire réserver on nous y reprendra pas) En fait, il y a un festival et tout est plein. Par contre, elle nous dit d’attendre, car un couple devrait partir. Ils ont l’air de tenir à ce que nous dormions là!



Entre temps, on se fait sécher. Il continue de pleuvoir donc nous n’avons aucune envie de continuer la route aujourd’hui. On fera du camping sur leur balcon au pire! Un couple quitte, on dirait presque qu’il les a mis dehors. Bon, on doit être plus payant avec notre 15 CUC la nuit! Bon au départ comme presque partout on nous demandait 25 CUC la nuit, mais nous avons dit que nous cherchions quelque chose à 15 CUC et sans plus de négociation, nous avions une chambre à 15 CUC.

On va donc dans notre chambre, petite, sans vitres aux fenêtres et avec salle de bain commune. Ils prendront en note notre passeport, mais ne nous ferons jamais signer. On doit avoir une chambre pour Cubain. Car certaines Casas ont des chambres pour étranger et des chambres pour Cubains. L’important pour nous est que nos sommes au sec.

Il y a un festival qui se déroule, dommage que la pluie ne nous laisse pas de répit. Nous y allons lorsque celle-ci diminue. Un paradis pour la bouffe! De la bière, du rhum et de la musique. Des cochons grillés entiers, des trucs frits, des brochettes de porc, côtelettes de porc bien assaisonné! Tout est délicieux. Dommage que la pluie ne cesse pas. On retourne à la chambre assez tôt.

On avisera demain pour voir si l'on reste une nuit de plus ou non.


Route sous la pluie en direction de Moa
Le lendemain matin, toujours à Sagua La Grande, c’est la pluie diluvienne à 6h00am. On se recouche. Dommage que la chambre soit si bruyante, on serait vraiment plus tenté d’y rester, mais sur le bord de la route et sans vitres aux fenêtres… Vers 8h00am, il y a une accalmie, même si le ciel est menaçant on se risque à partir d’ici sous une éclaircie.

chambre à Sagua La Grande
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Malgré le soleil que nous voyons à travers la fenêtre, c'est de la pluie que nous avions depuis le jour d'avant, donc nous n'avons pas sortis nos appareils pour photos ou vidéos dans ce coin. 


On passe par la ville, encore pleins de bouffe et de musique pour les derniers fêtards! Parfait pour notre petit déjeuner pour affronter les 38km sous la pluie et avec de petites montées et descentes et sous les nuages.

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Enfin à Moa. Drôle de ville sans centre bien défini et sans grand intérets. De plus, les Casas que nous avons sur Mapme n’y sont pas. On cherche un peu, beaucoup! On s’informe à une Casa rouge, qui nous indique une Casa bleue pour nous. C’est vraiment joli et propre. On demande la petite chambre qu’elle nous fait à 15 CUC au lieu de 25 CUC. La douche est parfaite et tout est vraiment nickel.

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Le couple est super sympathique et nous indique un resto un peu cher, mais qui vaut le détour d’après eux. Le Palador Palenque. Vraiment pas facile à trouver même avec les indications! Imaginez sans! Mais c’est vrai que le choix est impressionnant et surtout tout est délicieux même si c’est beaucoup plus cher que ce que nous avons l’habitude de payer. Pas grave, c’est Noël, donc on se paie du luxe avec des repas à 3 et 4 CUC! (3-4$US)


Un essai sur la valeur de l’argent à Cuba
C’est le temps des clémentines ici et elles sont délicieuses. Nous payons 5 CUP pour 6 clémentines (soit l’équivalent de 30 clémentines pour 1$US). On trouve aussi la crèmerie ‘’Coppelia’’ où les boules de crème glacée sont à 0,60 CUP (et non-CUC) la boule. Donc on pourrait avoir 41boules de crème glacée pour 1$US ou 1CUC! C’est là souvent que certains se font ‘’avoir’’ lorsque les prix sont au plus bas. En pensant rapidement plusieurs pourraient penser qu’à 0,60 le prix est en CUC et non en CUP! Et si vous sortiez le 0,60 CUC, la jeune fille pourrait se taire et se faire un très bon pourboire, car elle aurait vendu la crème glacée 25x plus cher! Et vous, vous verriez quelqu’un payer la boule de crème glacée chez vous (Canada ou Europe ou ailleurs) à 25X plus cher sans broncher! Disons au lieu de 2,50$ le ‘’millionnaire’’ vous sort 62,50$ confiant qu’il paie le bon montant! Un riche à qui tout la chance, une vie de rêve et que vous n’aurez jamais, et un homme que vous ne reverrez plus jamais… En plus, il vous donne un 100$ et vous dit garder la monnaie pour le pourboire! Vous en pensez quoi?! Réellement à vous-même!? Vous lui dites, à ce riche qui a tout comparé à vous, que le prix ce n’est pas celui qu’il pense!? Facile de juger, mais en êtes-vous bien sûr ? (difficile d’exprimer problématique éthique, des valeurs et les différences de perception en quelques phrases, mais essayée de vous mettre en contexte)

Bon reste que nous, comme nous voyageons vraiment avec un petit budget, on a aucun doute que le prix est bien en CUP, car de toute façon, on paie presque tout en CUP.


Quoi faire quand il pleut! Appeler la famille et la maintenance!

On profite du temps maussade pour rester une 2e journée à Moa. Même si la ville n’est pas des plus agréable, un petit arrêt est parfait. On peut en profiter en allant au parc pour appeler tout notre monde et leur souhaiter Joyeux Noël. Un autre Noël loin de notre famille. C’est notre 5e Noël d’affilé hors Québec.

Une bonne maintenance sur nos vélos s’imposait également. Ajuster les freins, un nettoyage en profondeur des chaines, surtout avec la pluie des derniers jours. Ajuster les supports, car une roue d’un de nos vélos est un peu décentrée. On fait aussi l’ajustement des vitesses, j’ai un peu de problèmes avec ma 1-1 qui ne fonctionne pas du tout en fait. Ce qui me donne une bonne raison de monter les côtes à côté du vélo plutôt que dessus! Je me fais croire que si cette vitesse allait bien, je monterais haut la main les pentes;)

On se paie même un 2e repas au Palador Plalenque. Un très bon repas encore une fois un peu au-dessus de notre budget pour ce voyage. Mais c’est Noël!


Playa Maguana; à deux coups de pédale de Baracoa


On quitte Moa, le ciel est dégagé, mais la route bien trempée! On a de belles montées, mais la route en pierre nous donne du fil à retordre et nous sommes tous les deux à pousser le vélo. Le plus triste est de voir de belles descentes que nous ne pouvons pas profiter, car la route est trop caillouteuse et nous risquerions de tomber… C’est donc tranquillement et sur les freins que nous descendons sur cette route.  De beaux paysages de tranquilités nous accompagnent tout le long de cette route. 




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 Cette route nous en a quand même fait baver un peu DSC_3479

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C'est encore loin? DSC_3519


La raison pour laquelle nos vélos de Montagne nous ont bien servi; l'état des routes DSC_3525


Presqu'arrivé! DSC_3531

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Peu de ravitaillement sur le parcours, on mange donc nos fruits pour le déjeuner après 1 heure de route. On trouve quelques trucs par la suite, mais un peu plus chers que les prix que nous avons l’habitude de voir. L’éloignement peut-être? On croise ensuite deux restos qui n’ont rien à servir aujourd’hui… Bon, on profite pour prendre un refresco et des boules dans le comptoir vitré attirent mon attention. Elle nous explique que c’est typique de la région et que c’est fait avec de la noix de coco. Nous apprendrons par la suite que c’est du Cucurucho. Vraiment une collation parfaite pour les cyclistes. Souvent sous la forme d’un cône, car pour le transport c’est génial; elle vend les boules à prix défiant toute concurrence! Retenez le nom! C’est super nourrissant et vous en trouverez que dans cette région.

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On continue la route, peu de km de parcourus, mais la route n’est pas facile. Juste avant d’arriver à Playa Maguana, la pluie nous tombe encore dessus.

Une fois sur place on se dit que l’endroit serait parfait pour ce soir. On aurait voulu une chambre à 10 CUC , comme nous avons eu notre réservation à Baracoa, mais après avoir été voir les offres de 3 Casas les prix les plus bas sont à 15 CUC. Nous choisissons la plus sympathique pour le prix! Une immense chambre avec deux lits doubles, un frigo, douche bien chaude. C’est une cabane sur pilotis. Un endroit charmant. Nous sommes seules dans notre cabane avec hamac et table dehors, on est loin de tout et l'on y dormira super bien même si l'on n’a pas l’AC. Elle nous fait un cocktail de bienvenue, jus de maracuya. (fruit de la passion)

 Notre cottage, Robinson crusoe DSC_3543

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On va ensuite à la plage, on est suivi par un gars qui veut nous présenter son resto. Ça donnera le ton pour nos visites à Baracoa. La plage est pleine d’algues. Il y a une casa près de la mer, je n’aurais pas aimé venir ici en vélo! On s’enlise dans le sable juste à pied.

On continu pour la grande plage. On s’y rend. Il y a plus d’animation dans ce coin. Pleins de restos en CUC. Quelques taxis qui ont transporté les gens de Baracoa.

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Je fais l’achat de Maracuya, j’adore ce fruit et c’est la 1re fois que je le vois en vente à Cuba. Et nous savons la leçon maintenant pour Cuba; si tu vois quelque chose qui t’intéresse, achète-le sur-le-champ!

On décide après négociation avec quelques restos en bord de mer d’essayer une spécialité locale. En fait, c’est eux qui initient la négociation lorsque nous ne sommes pas intéressés! Nous essayerons donc le plat de poisson à la Santa Barbara. Prix à 10 CUC incluant le pourboire pour les deux. C’est un plat que je tenais à essayer. Le plat est franchement délicieux. On se fait rejoindre dans le resto par des voyageurs une Française qui est au Québec et un Italien, ils ont partagé le taxi de Baracoa pour passe la journée ici. Comme on est toujours seules dans nos Casas et que vu le genre de voyage on croise peu de voyageurs, c’était bien intéressant de jaser voyages. On jase en anglais, car lui ne comprend pas le français et elle ne comprend pas l’espagnol.

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Demain, ce sera Baracoa!



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