Nous quittons Hongsa pour Sainyabuli (festival nautique) , Laos

Nous prenons le jumbo pour Sainyabuli, je n'oublie pas de prendre des gravol. Dommage mais pour le Laos, je ne pourrai pas m'en passer. Le mal du transport est vraiment revenu et comme nous sommes souvent dans la boite arrière d'un pick-up, c'est encore plus difficile pour moi car je ne suis pas dans le sens du mouvement. Depuis les 15 mois depuis notre départ je dois les avoir utilisé que 5-6 fois mais j'aurais bientôt dépassé se chiffe pour le Laos seulement. C'est soit ça ou de l'engrais le long de la route... un peu dégoûtant pour les autres passagers quoique je me sens rarement seule et je suis souvent devancé par quelques locaux : ça rassure... Le trajet aurait dû durer 6 heures mais comme les conditions de route étaient « bonne » et le chauffeur rapide ça nous aura pris 4 heures. Nous avons négocié le prix touriste du transport à la baisse mais nous n'avons pas réussi à avoir le prix local. La région de Sainyabuli à la mauvaise tendance d'augmenter les prix pour les étrangers même si les voyageurs indépendants se font rares... Et ce dans tous les domaines, mais ils ont l'avantage de ne pas s'en cacher... On paie donc 10 $ pour le transport soit 2 $ de plus que les locaux après négociation. Ça reste très cher pour les locaux aussi, un transport à 8 $ pour 85 km et 4 heures. Nous prenons une place dans la cabine avec un monsieur rencontré à la gare routière. Nous ne regrettons pas ce choix car la route est en mauvais état selon nous, mais en bon état pour eux... En plus les malheureux à l'arrière non ni banquette ni toit pour se protéger du soleil pendant ce trajet. La route est en construction par endroits et d'ici 5 ans, ça prendra 1 heure de beau trajet pour la même chose (avis aux intéressés). La nouvelle route rejoindra Luang Prabang et est construite par les Chinois qui ont des intérêts dans le coin. Le monsieur qui parle un bon anglais nous parle durant tout le trajet et nous apprend beaucoup de chose. Pour en avoir le coeur net nous demandons encore une fois, la vraie signification pour eux du mot falang... Falang est le terme utilisé pour les étrangers occidentaux (Canada, Australie, France, Belgique, USA...) (même si au départ ce n'était que pour les Français car eux seuls étaient sur le territoire) il y a un autre mot pour les étrangers avec la peau plus foncée (de l'Afrique, l'Inde, Népal, Sri Lanka...) et un autre pour ceux avec la même teinte de peau qu'eux (de la Chine, Thaïlande, Vietnam...). L'homme nous apprend aussi que nous arrivons à Sainyabuli en plein festival. Il cherche lui aussi une chambre et on fait donc le tour des guest house avec lui. Nous en voyons une où elle lui dit que le prix est de 3 $ mais tout est complet à cause du festival (nous y retournons seuls le lendemain et les prix sont maintenant 6 $ minimum... c'est bien d'être accompagné d'un local parfois). Nous allons donc à l'hôtel et payons 6 $ pour une chambre qui est supposé être plus confortable... C'est plus cher mais le confort est difficile à voir, l'eau chaude pour la douche ne fait pas partie du confort offert pour le prix. On y dort tout de même très bien.


Le festival de Sainyabuli

On va voir pour le festival dès notre arrivée mais personne n’est capable de comprendre ce que nous voulons. On ne voit donc rien. En soirée l'homme qui a fait le trajet de bus avec nous, nous indique le chemin à prendre pour voir les bateaux illuminés en soirée vers 20 h. Vers 19 h, on suit la foule qui se rend à 1-2 km du centre-ville. Il y a vraiment beaucoup de monde et ce sur une longue distance. Il y a des commerces un peu partout et de quoi manger. On vend aussi beaucoup de chandelles pour mettre à l'eau. On voit quelques spectacles ici et là. Les bateaux illuminés commencent à descendant dès 20 h. C'est très joli. Les feux d'artifice se font entendre peu de temps après en même temps que tous les karaokés et spectacles divers. C'est la fête. Nous on part très tôt. On aime mieux voir que les beaux côtés de la fête et ne pas rester trop tard. De toute façon on veut voir les courses de bateaux qui commencent dès 7 h le lendemain matin. On se lève donc très tôt et on se rend au même endroit qu'hier soir. Les courses de bateau commencent peu de temps après notre arrivée et ça dure comme ça jusqu'à 16 h. Les courses se font deux bateaux à la fois. Nous sommes invités à nous asseoir sur le tapis d'une famille bien gentille. La vieille dame me demande de la prendre en photo et lorsqu'elle se voit sur l'écran elle dit « I'am beautiful » Je suis belle. On les quitte après deux heures et on fouine dans les marchés avant de revenir voir les bateaux de temps à autre. C'est vraiment une grande fête et tout le monde dépense beaucoup. Il y a du bingo où les prix sont des cannettes de liqueurs (boissons gazeuses) ou des bouteilles de sauces de poisson, il y a des jeux de ballons gonflables ou les prix sont les mêmes que le bingo et aussi la pêche aux pommes en plastiques. Le jouet préféré pour les enfants à l'air d'être des carabines tire-pois. Tous les jeunes garçons en ont une plus ou moins grosse et s'amusent à tirer sur les fruits des arbres ou les détritus dans l'eau... Avec tous ces enfants qui tiraient un peu n'importe où, on avait bien peur de recevoir des projectiles. Nous n'en avons pas reçu : soit ils sont habiles; soit nous sommes chanceux...

Photos du festival de Sainyabuli

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Vidéo du festival de Sainyabuli


Par Maryse Guévin et Dany Thibault
Voyage Tour du monde 2006-2010
Photos, vidéos, budget et carnet de route (récits de voyage)

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