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Du Nicaragua au Honduras,par la frontière Los Manos et la Capitale Tegucigalpa nos premières impressions du pays

la capitale du Honduras Tegucigalpa

Vendredi 5 février 2010 Du Nicaragua au Honduras


Le matin, nous partons d'Estelí au nord du Nicaragua. Nous prenons le premier bus du matin à 6 h pour Ocotal 25cordobas par personne. De là, nous prenons un bus pur Los Manos, la ville frontière avec le Honduras 11cordobas par personne. On attend peu, le bus est là et nous prenons place.

Le bus nous dépose à la douane, on attend peu, il n'y a personne devant nous. Nous changeons le reste de nos cordobas à mauvais taux, mais nous en avions peu. Nous payons notre taxe de sortie du Nicaragua 2 $ par personne. Pas de tampon de sortie, les 4 pays (El Salvador, Nicaragua, Honduras et Guatemala) ont signé une entente de libre circulation des marchandises et des gens. Il y a un seul petit bémol pour les touristes, une petite taxe d'entrée et de sortie à chacun d'eux. L'autre désavantage est que nous avons droit à 90 jours de séjour au total dans cette zone. On devra donc prolonger celui-ci s'il y a lieu ou sortir pour ré entré.

Après avoir payé notre sortie, nous demandons aux gens autour où est l'endroit pour avoir notre petit papier d'entrée pour le Honduras (nous en avions pris connaissance dans notre guide). Tous nous disent la même chose, vous n’avez pas besoin de rien, allez-y. Nous passons devant un premier gardien qui nous confirme la même chose, on peut passer, on est en règle. Et là, on arrive pour passer l'ultime gardien, lorsque quelqu'un nous poursuit, un douanier nous demande si nous avons notre papier. Il nous dit que nous ne pouvons pas traverser sans ça. Par chance qu'il nous a vu passer (deux blancs à cette heure ça se remarque) sinon nous aurions eu des problèmes à la sortie. Il nous escorte au bureau, où il n'y avait personne. Il nous fait le fameux reçu. Ce papier ne contient qu'une date et un montant. On paie le 3 $ d'entrée. Au moins, nous serons en règle pour la sortie.

Nous changeons un 10 $ US pour des lempiras. Juste assez pour nos trajets de bus de la journée. Pour le reste, nous préférons comme toujours aller dans un ATM.

Maintenant, nous sommes en règle, nous passons officiellement du côté hondurien. Nous prenons place dans le bus pour El Paraiso à 12 km de là. Problème, le bus n'est pas capable de circuler, les camions ont bouché toute la rue. On part donc à pied avec les autres passagers de ce bus et nous allons rejoindre un autre bus, qui ne peut pas avancer non plus, mais il peut rebrousser chemin. On prend place pour 12 lempiras par personne. Une fois au village, on n’a pas le choix, on doit prendre le bus pour Danli. Le prix est de 15 lempiras par personne. On se méfie des prix, mais tout le monde paie la même chose. Nous voilà dans le bus pour un autre court moment. Une fois à Danli, nous pouvons partir tout de suite pour Tegucigalpa avec une fourgonnette à 58 lempiras par personne ou attendre le prochain chicken bus dans 2 heures à 45 lempiras. Nous sommes un peu fatigués, nous prenons donc le luxe de la fourgonnette qui roule vraiment vite (comparé aux bus courants que nous prenons depuis quelques mois).


Nous arrivons à la capitale; non, pas tout à fait, cette gare (chaque compagnie a son terminal) est à 5 km de la ville. Ce n'est pas très utile, une capitale sans terminal central. Il faudra s'y faire, car tout le Honduras semble fonctionner de cette façon. Nous aimons bien lorsque les bus sont tous regroupés, il est plus facile de comparer les prix et les heures.

Ce que nous détestons le plus depuis le début de voyage ce sont les taxis. Désolé pour les quelques conducteurs honnêtes, mais ils sont loin de tous l'être et même s'ils le sont, ça bouffe notre budget. Nous demandons pour un colectivo, mais comme c'est presque juste des gens de taxis qu'il y a près de la gare, on nous dit qu'il n'y en a pas. Tant pis, on marchera, même si certains (taxi) nous crient que c'est bien trop loin.

Même si ce n'est pas ce qui nous plait le plus, on peut marcher dans une ville autant qu'en montagne avec nos sacs à dos.

Nous n’avons pas fait 1 km que nous retrouvons des noms connus. Les chaines américaines sont bien présentes ici, on les voit tous défiler les uns après les autres, Burger King, Popayes, Dunkin Donut, Pizza Hut, McDo, Chili' s et autres restaurants-minute, à la fin de la série on voit un gros resto chinois. Quelle ne fut pas notre surprise, de voir de l'autre côté de ce resto chinois les mêmes affiches qui recommencent, Burger King, Popayes, Dunkin Donut, Pizza Hut, McDo, Chili' s. hé oui!, encore, un resto chinois (pas le même), et tout ça recommencent pour une 3e fois!!! hé bien! on aura tout vu, trois fois plutôt qu'une. Plus tard, dans le centre nous les reverrons tous au moins deux fois.

On se fait confirmer la direction par un gars qui prend sa mission bien à coeur. Il nous explique on ne peut plus en détail la direction à suivre. Il nous explique aussi au cas ou l'on voudrait un taxi et aussi la direction pour les bus, mais après réflexion, il nous dit que les bus sont bien remplis à cette heure et qu'avec nos sacs ça pourrait être difficile. Après cette longue discussion, nous continuons la route vers le centre. On espère bien tomber sur un ATM, pour faire le plein de lempiras. On a déjà tout flambé et même si l'on commence à avoir faim, on n’a pas un sou.


Nos photos de Tegucigalpa
la capitale du Honduras Tegucigalpa
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Enfin, près du centre on trouve une banque, on fait un retrait. Surprise, ici c'est des billets de 500 qui sortent du guichet. Nous entrons donc dans la banque faire changer ces gros billets (déjà au Nicaragua des billets de 200, c'était trop gros et la monnaie a presque la même valeur). La dame prend ma demande au sérieux et me sort des billets de 100, de 50, de 20 de 10, je lui dis stop en voyant la montagne de billets qu'elle est en train de me faire. Juste des 100 et 50 ce sera déjà assez encombrant. Ici, à partir du 1 lempira, ce sont des billets. Au Nicaragua, les billets de papier commençaient à 10cordobas et même, des 10 il y en avait en pièce.

Nous marchons encore pour nous rendre aux hôtels Granada listé dans tous les guides. De là, on commence notre recherche. Les prix des chambres sont relativement chers, mais c'est vrai que nous sommes dans la capitale. Malgré tout en regardant les guides de voyages, on remarque que les prix sont plus élevés qu'au Nicaragua ou au Guatemala (pour les chambres) pourquoi? Pas assez de voyageurs sacs à dos pour créer la demande? Peut-être. La majorité des voyageurs (même à long cours) passent par le Honduras pour deux destinations seulement : les iles Utila ou Roatan et les ruines de Copan.

On visite quelques hôtels malgré notre fatigue. Ils sont tous plus ou moins sur l'avenue Juan Gutemberg, à l'est des hôtels Granada. Nous sommes debout depuis 5 h et l'on n’a rien avalé. On concentre nos recherches près du vieux centre-ville. Les hôtels bon marché sont plus nombreux dans le quartier des bus (qui n'est pas celui où nous sommes arrivés), mais nos prochains bus seront de ce quartier-ci. On va voir un premier hôtel, il est propre, la chambre est bien aérée et la douche est privée. Tout juste en face pour 200 lempiras (12 $ CAN) c’est le San Miguel, avec salle de bain dans la chambre et eau chaude, c'est 250 lempiras. On va ensuite voir l'hôtel et restaurant Nankin les chambres pour une personne commencent au prix de 185 lempiras. Nous continuons plus à l'Est, l'hôtel Tegucigalpa nous offre une chambre à 150 lempiras (9 $). La chambre est d'une propreté moyenne, sans prise électrique (pour recharger nos batteries), la salle de bain est commune laissant à désirer, pas de ventilateur, une fenêtre donnant sur la rue bruyante. Ce n'est pas grave, ce sera parfait pour ce soir. La dame fournit l'eau pour boire avec un 5 gallons au premier étage. Petite surprise du côté des salles de bain, pas d'eau pour une grande partie de la journée. En fait, la capitale a quelques problèmes d’approvisionnement d'eau. On a donc de l'eau quelques heures le matin et 1 heure le soir. D'autres hôtels ont prévu le coup et ont des réserves sur le toit, mais pas les hôtels à bas prix. Nous allons voir le Cosmopolitan qui est au même prix que le nôtre et dans la même condition.

Maintenant, il est temps d'aller se chercher quelque chose à manger. On regarde quelques restos, mais ils sont tous assez chers, incluant les restos chinois. On se rabat dans un mini-marché qui est sur le point de fermer. L'homme nous offre l'Almuerzo à 35 lempiras (2 $). Le plat du jour est poulet, riz blanc, tortillas, fève et salade de chou. Le plat est très petit et nous terminons en ayant encore faim. J'espère que ce ne sera pas toujours comme ça au Honduras. Comme au Nicaragua, pour les almuerzos on a le choix, entre un plat ou une soupe, mais pas les deux. Fini les repas immenses du Pérou et de la Bolivie où nous avions soupe, plat principal et jus pour 1 $ ou deux.


Le temps passe vite, on est fatigué et l'on veut se coucher tôt. Dany demande à la dame où prendre le bus demain pour Jutiapa, pour le parc La Tigra. Elle va avec lui, car c'est juste en face. Le bus direct est à 9 h 20 demain. Un peu trop tard à notre goût. On verra ça demain.

En tous les cas, les gens nous auront fait une première bonne impression. Tout le monde voulait nous aider, ils sont tous très serviables et honnêtes. Certains se cherchaient même une raison pour nous parler. Comme cette dame qui voulait absolument savoir ce que nous cherchions. On lui dit un petit resto et elle nous énumère quelques endroits à différents prix et nous explique en quoi consiste le menu de chacun. Pleins de gentillesse, pourtant, nous n'étions pas dans un petit village perdu où personne ne passe. On ne sait pas trop.

Ça nous fait une drôle d'impression, un pays pauvre, mais aussi envahi de chaines américaines, l'écart entre les pauvres et les riches doit être énorme. Surtout lorsque nous voyons les prix pratiqués dans les supermarchés, dont le Dempasa Familiar (un Wal-Mart camouflé), mais où tous semblent aller. La nourriture est vraiment chère. Les chambres nous paraissent chères pour ce qu'elles sont et les repas aussi, mais ce n'est qu'une première impression. Elle changera surement en cour de route.

Par Maryse Guévin et Dany Thibault
Voyage Tour du monde 2006-2010
Photos, vidéos, budget et carnet de route (récits de voyage)

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