De la frontière du Népal à Pokhara, 12 heures de route, chaque virage semble fatal, des gens vomissent et nous avons même droit à une crevaison.


Népal, 44 jours au total, du 8 janvier 2007 au 21 février 2007

Le matin, nous cherchons pour un bus et pour avoir de la monnaie népalaise. Nous avons passé la nuit sur le côté népalais de la frontière après un trajet de bus de l'Inde. Pour l'argent, c'est un problème; il n'y a que des bureaux de changes, aucune banque et encore moins de guichets automatiques (ATM.) Nous changeons un peu de $ US. Nous achetons aussi des billets de bus avec numéros de sièges... incluant le taxi pour se rendre au terminus d'autobus.


Rendu au terminus problème : une des routes est barrée et ils nous conseillent même de prendre un bus de nuit. Il n'en est pas question pour nous. La route barrée est la plus longue, mais la plus sécuritaire. L’autre n'est habituellement pas utilisé par les touristes, mais pour ceux qui doivent se rendre dans les petits villages, le long de cette route. Elle est aussi déconseillée par notre guide, mais de jour ça peut aller. Le gars nous trouve un bus qui part peu de temps après. Tout un bus!! L'histoire des numéros de sièges est une vraie farce. Il n'y a que des banquettes sans numéros... Nous embarquons avec nos sacs, mais ça finit par les déranger. 

Pokhara au Népal

Hugues décide de mettre le sien sur le toit... Le gars du bus est content et aimerait bien que l'on fasse la même chose. Au lieu de ça, nous prenons les sacs sur nous de façon à ne pas prendre plus de place que si nous étions sans eux. Nous n’avions pas idée de la route avant de partir, mais on était inquiet pour nos sacs sur le toit. En plus, il y a des gens sur le toit qui peuvent regarder sans gêne dans nos sacs. Nous n'avions pas séparé le très important du reste donc c'était aussi compliqué. Ça ne plait pas trop au gars du bus, mais il cède.

Nous sommes donc sept sur la banquette arrière alors que nous avons payé un ticket sûrement beaucoup trop cher pour ce genre de bus. Hugues et Maite sont à une extrémité et nous à l'autre. Entre nous, deux des trois personnes sont malades dans des petits sacs... Et ça se comprend. Toute une route et avec ce genre de bus en plus!!! Chaque virage semble fatal pour l'engin, mais il continue de rouler... Les virages se font serrés, vraiment serrés... Je m'accroche au siège juste en avant de moi comme si ça aiderait le bus à ne pas dévaler les falaises... Pas le temps de penser à avoir mal au coeur même si les deux à côté de nous vomissent sans arrêt et ce n'est pas des touristes, mais des locaux. Chaque virage (et il y en a sans arrêt) est digne d'un manège sans la sécurité... Les bruits que fait le bus au freinage et en tournant ne sont pas pour nous rassurer... Des coincements qui nous font nous demander si les roues vont tenir les 180 km et les 12 heures de route...

Un gars du toit lâche un cri et le bus s'arrête... Quatre ou cinq gars donnent un « petit coup de pied » à un pneu du bus... Voilà : une crevaison!! Une bonne partie du bus sort, mais nous nous restons dans le bus avec quelques autres locaux. Le changement de pneu se fait rapidement et nous reprenons la route. Les paysages que nous croisons sont magnifiques, mais on peut malheureusement difficilement les apprécier; coincé avec nos sacs et avec un surplus de personnes sur notre banquette et en attendant les bruits de vomissement des voisins, c'est difficile d'être admiratif, des paysages.

Le pire a tout de même été lorsque la nuit est tombée. Nous savions maintenant à quoi ressemblait cette route... Et pour je ne sais quelle raison, le chauffeur économise les phares... Il les allume en alternance de temps à autre... Et lorsque nous regardons par le pare-brise avant ce que nous voyons (ou ce que nous ne voyons pas) est inquiétant. Le pare-brise est tellement sale et piqué que nous ne voyons pratiquement rien. On finit par se rendre et le trajet nous a semblé interminable.

Un Népalais dans le bus fait conversation avec Hugues, c'est lui qui s'occupe de parler avec le taxi à notre sortie du bus. Nous prenons un taxi pour nous rendre à un hôtel inscrit dans le guide de nos amis. Quel réconfort en voyant ce superbe hôtel propre avec eau chaude et à un prix bas. Nous débarquons nos sacs et allons au guichet automatique (ATM) le plus près. La première impression est favorable... Nous sommes en soirée, mais tout est vraiment calme et pas de rickshaw. Cet air qui semble pur fera sûrement plaisir à nos poumons encrassés par l'Inde du Nord.


Depuis notre arrivée au Népal nous n'avons eu que des internet très lents. L'avantage ici à Katmandu c'est qu'il coute 5 fois moins cher qu'à Pokhara donc nous reprenons le retard. Vous avez aussi textes, vidéos et photos de notre trek en montagne. Une très belle expérience même si elle n'a duré que 5 jours. Que de beaux paysages... Il y a aussi tout sur notre excursion à Bardia dans la jungle. Nous avons vu le tigre... à lire et à voir. (À titre informatif 1 $ CAN = 60 roupies népalaises lors de notre passage)

Nos photos de Pokhara au Népal
Pokhara au Népal
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POKHARA
C'est une ville agréable où l'on trouve de tout pour les touristes. Des hôtels de toutes les catégories, des restaurants pour tous les goûts et budgets ainsi que plein de boutiques. Les boutiques vendent de très belles imitations de grandes marques de sport, mais moins bonnes que les originaux : North Face est un des préférés. Presque tous les Népalais croisés dans ces rues touristiques portent un manteau de cette marque. On trouve vraiment de tout : des chaussures aux bonnets, des bâtons de marche au brûleur pour cuisiner, des lunettes solaires aux vêtements les plus chauds pour les montagnes (style habit de motoneige). Il y a aussi des boutiques avec des bijoux et des vêtements faits à votre mesure. Il y a aussi de superbes marchés et des librairies. Vraiment de tout, pour tous. Cette ville est surtout une étape pour les treks dans l'Annapurna.



Par Maryse Guévin et Dany Thibault
Voyage Tour du monde 2006-2010
Photos, vidéos, budget et carnet de route (récits de voyage)

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