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Après avoir soudé la porte de l'avion au Népal, l'avion s'envole pour la Thaïlande.


avion katmandou bangkok Royal Népal

Article flash black (souvenir, retour en arrière)

Le 21 février au matin, nous nous préparions à prendre l'avion. Nous avions acheté notre billet à Katmandou à l'agence de notre hôtel. Un vol direct de Katmandou à Bangkok en Thaïlande qui nous permettait d'arriver de jour dans cette immense capitale; nous devions arriver à 12 h 50! Mais on ne savait pas ce qui nous attendait...



Le départ de Katmandou était prévu à 8 h 30. Le gars de l'agence nous avait prévenus que cette compagnie aérienne accusait souvent des retards; mais comme c'était la moins chère, nous l'avons tout de même choisi; la Royal Népal! Il nous avait aussi dit que nous n'avions pas besoin d'arrivée 3heures d'avance, 1 h 30 ou 2 h était suffisants, mais nous, nous aimons être d'avance.

Nous tenions donc à être notre 3heures d'avance, comme stipulé sur le billet. Nous arrivons donc à 5 h 30 devant une porte fermée gardée par des militaires qui nous empêchent d'entrer. L'aéroport est fermé! Notre taxi (un des rares que nous ayons pris) nous laisse là devant la porte après avoir fait les 20km pour nous y mener. Nous devons attendre 1heure dehors! Nous rentrons enfin à 6 h 30 et sommes surpris par ce minuscule aéroport.

avion katmandou bangkok Royal Népal

Nous enregistrons, le premier problème survient. L'homme ne comprend pas que nous n'ayons pas de visa pour la Thaïlande. Il ne veut pas nous laisser partir ainsi. On doit lui expliquer dans notre mauvais anglais qu'en étant Canadiens, nous n'avons pas besoin de visa pour ce pays. Il vérifie avec ses collègues et ensuite son supérieur. Après quelques vérifications et plusieurs explications, on nous laisse passer et il nous donne notre carte d'embarquement. Nous attendons à l'endroit prévu et remplissons la petite feuille pour notre sortie officielle du Népal.

Tous nos bagages sont regardés très sommairement; on ne s'en plaidera pas. Ensuite, les fouilles... Ici, pas de détecteur, c'est la fouille au corps, notre première! Deux files distinctes : une file pour les femmes, l'autre pour les hommes, chacun avec la personne de son sexe pour subir la fouille au corps. Disons que c'est plus pour la forme que pour réellement trouver quelque chose. Espérons qu'il n'y a pas un méchant dans notre vol, car il passerait les contrôles haut la main, même avec un bâton de dynamite sur lui!

avion katmandou bangkok Royal Népal

En attendant notre vol, nous parlons des différences entre les contrôles, autant aux États-Unis c'est la panique pour un stylo à bille ou un rouge à lèvres, ici, on se demande ce que quelqu'un de mal intentionné pourrait passer. Il y a quelques minutes de retard avant l'embarquement.

Enfin, l'embarquement! L'attente nous a paru bien longue dans ce minuscule aéroport après notre heure d'attente dehors! Nous prenons place dans l'avion.

Mais voilà : nous sommes tous assis, tout le monde est calme et attend. Il est l'heure de fermer les portes. Oui, mais qu'est-ce qu'elles font les hôtesses! Ces menues hôtesses de l'air népalaises manquent de force? Tous y passent chacun leur tour, mais la porte ne ferme pas! Moment de questionnement, comment est-ce possible? Le capitaine et le copilote essaient à leur tour sans succès.

Ils nous disent qu'ils en ont pour 1 heure, mais on sait bien que de débarquement et l'embarquement prennent déjà 1heure! Nous sortons de l'avion pour retourner dans le minuscule aéroport où il n'y a rien à faire. Nous prenons notre temps et comme nous sortons les derniers, nous voyons le technicien qui se pointe. Il porte un immense manuel; le manuel d'entretien de l'avion. Il semble chercher dans l'index... S'ils doivent passer à travers le manuel, on partira la semaine prochaine! Nous jetons un dernier regard avant de nous faire pousser vers la sortie. Nous ne sommes pas tout à fait rassurés, le technicien semble perdu et l'on se demande s'il comprend le manuel.


Nous attendons dans l'aéroport, devant la grande vitrine avec une vue imprenable sur notre avion, comme si nous étions au cinéma. Peu de choses bougent et c'est plutôt un film platonique pendant un long moment.

Ils nous servent le repas dans l'aéroport, cela crée un certain divertissement. C'est le fouillis total; les cabarets se retrouvent empilés par terre dans un semblant d'équilibre, entouré des déchets que ce repas a créés. Où sont les hôtesses!? Elles aident à réparer l'avion? En tout cas, il y aurait de l'ouvrage pour le nettoyage de l'aéroport aujourd'hui.

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Cette diversion ne nous a pas détournés complètement de ce qui se passait devant cette grande vitrine. Nous avons seulement manqué le moment où ils ont réussi à fermer la porte. Nous voyons trois hommes arriver avec quelque chose. C’est quoi!? Non... oui? Non, ce n’est pas possible... Ils ont des torches à souder! Ont-ils seulement chauffé les mécanismes (pourquoi aurait-il fait ça lorsque la porte est fermée!) ou ont-ils vraiment souder quelques parties pour être certain que ça tienne le coup (ce qui semble plus probable selon la vue que nous avions) en tout cas, ils étaient là avec les torches à souder et tous nous regardions béat ce qui se passait.

Bien sûr, cette porte était maintenant condamnée, nous sommes passés par la seule autre porte, celle à l'arrière de l'avion. Tous les passagers parlaient à voix basse, de peur peut-être d'attirer des malheurs sur nous. Nous espérons tous, j'en suis, certain que cette réparation tienne le coup. C'est avec un retard de plus de 3 heures que nous décollons, les doigts croisés... Un vol d'un peu plus de 3 heures pour nous rendre à Bangkok. Le vol se passe sans autres encombres.

Les paysages que nous survolons sont magnifiques, nous prenons quelques clichés. Nous voyons la chaine himalayenne. Nous arrivons à l'aéroport de Bangkok en fin d'après-midi à la nouvelle aéroport : Suwannaphun. Nous passons tous les contrôles facilement et rapidement, enfin, nous sommes arrivés! Nous n'avons même pas à attendre pour nos bagages qui arrivent immédiatement. La journée a été longue, nous prenons une navette pour Koa San.



Par Maryse Guévin et Dany Thibault
Voyage Tour du monde 2006-2010
Photos, vidéos, budget et carnet de route (récits de voyage)

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