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jeudi 28 janvier 2010

Notre carnet de route en odre chronologique du Honduras , budget, voyage, amerique centrale tour du monde sac a dos

CARNET DE ROUTE EN ORDRE CHRONOLOGIQUE



TRAVERSEE DE LA FRONTIERE DU NICARAGUA A TEGUCIGALPA AU HONDURAS
la capitale du Honduras Tegucigalpa
Vendredi 5 février 2010 Du Nicaragua au Honduras

Le matin, nous partons d'Esteli au nord du Nicaragua. Nous prenons le premier bus du matin à 6h00 pour Ocotal 25cordobas pp. De là nous prenons un bus pur Los Manos, la ville frontière avec le Honduras 11cordobas pp. On attend peu, le bus est là et nous prenons place.

Le bus nous dépose à la douane, on attend peu, il n'y a personne devant nous. Nous changeons le reste de nos cordobas à mauvais taux, mais nous en avions peu. Nous payons notre taxe de sortie du Nicaragua 2$pp. Pas de tampon de sortie, les 4 pays (El Salvador, Nicaragua, Honduras et Guatemala) ont signé une entente de libre circulation des marchandises et des gens. Il y a un seul petit bémol pour les touristes, une petite taxe d'entrée et de sortie à chacun d'eux. L'autre désavantage est que nous avons droit à 90 jours de séjour au total dans cette zone. On devra donc prolonger celui-ci s'il y a lieu ou sortir pour ré entré.

Après avoir payé notre sortie, nous demandons aux gens autour où est l'endroit pour avoir notre petit papier d'entrée pour le Honduras (nous en avions pris connaissance dans notre guide). Tous nous disent la même chose, pas besoin de rien, allez-y. Nous passons devant un premier gardien qui nous confirme la même chose, on peut passer, on est en règle. Et là, on arrive pour passer l'ultime gardien, lorsque quelqu'un nous poursuit, un douanier nous demande si nous avons notre papier. Il nous dit que nous ne pouvons pas traverser sans ça. Par chance qu'il nous a vu passer (deux blancs à cette heure ça se remarque) sinon nous aurions eu des problèmes à la sortie. Il nous escorte au bureau, où il n'y avait personne. Il nous fait le fameux reçu. Ce papier ne contient qu'une date et un montant. On paie le 3$ d'entrée. Au moins, nous serons en règle pour la sortie.

Nous changeons un 10$ US pour des lempiras. Juste assez pour nos trajets de bus de la journée. Pour le reste, nous préférons comme toujours aller dans un ATM.

Maintenant, nous sommes en règle, nous passons officiellement du côté hondurien. Nous prenons place dans le bus pour El Paraiso à 12km de là. Problème, le bus n'est pas capable de circuler, les camions ont bouché toute la rue. On part donc à pied avec les autres passagers de ce bus et nous allons rejoindre un autre bus, qui ne peut pas avancer non plus, mais il peut rebrousser chemin. On prend place 12 lempiras pp. Une fois au village, on n’a pas le choix, on doit prendre le bus pour Danli. Le prix est de 15 lempiras pp. On se méfie des prix, mais tout le monde paie la même chose. Nous voilà dans le bus pour un autre court moment. Une fois à Danli, nous pouvons partir tout de suite pour Tegucigalpa avec une fourgonnette à 58 lempiras pp ou attendre le prochain chicken bus dans 2heures à 45 lempiras. Nous sommes un peu fatigués, nous prenons donc le luxe de la fourgonnette qui roule vraiment vite (comparé aux bus réguliers que nous prenons depuis quelques mois).


Nous arrivons à la capitale; non, pas tout à fait, cette gare (chaque compagnie a son terminal) est à 5km de la ville. Pas très utile une capitale sans terminal central. Il faudra s'y faire, car tout le Honduras semble fonctionner de cette façon. Nous aimons bien lorsque les bus sont tous regroupés, il est plus facile de comparer les prix et les heures.

Ce que nous détestons le plus depuis le début de voyage ce sont les taxis. Désolé pour les quelques conducteurs honnêtes, mais ils sont loin de tous l'être et même s'ils le sont, ça bouffe notre budget. Nous demandons pour un collectivo, mais comme c'est presque juste des gens de taxis qu'il y a près de la gare, on nous dit qu'il n'y en a pas. Tant pis, on marchera, même si certains (taxi) nous crient que c'est bien trop loin.

Même si ce n'est pas ce qui nous plait le plus, on peut marcher dans une ville autant qu'en montagne avec nos sacs à dos.

Nous n’avons pas fait 1km que nous retrouvons des noms connus. Les chaines américaines sont bien présentes ici. On les voit tous défiler, Burger King, Popayes, Dunkin donut, Pizza Hut, Mc Do, Chili's et autres restaurants-minute et à la fin de la série on voit un gros resto chinois. Mais quelle n'est pas notre surprise de voir l'autre côté de ce resto chinois, pas très loin, les mêmes affiches qui recommencent. Burger King, Popayes, Dunkin donut, Pizza Hut, Mc Do, Chili's suivit de quoi! Un resto chinois (pas le même). Et ça recommence pour une 3e fois!!! Et bien, on aura tout vu. Trois fois plutôt qu'une. Plus tard, dans le centre nous les reverrons tous au moins deux fois.

On se fait confirmer la direction par un gars qui prend sa mission bien à coeur. Il nous explique on ne peut plus en détail la direction à suivre. Il nous explique aussi au cas ou l'on voudrait un taxi et aussi la direction pour les bus, mais après réflexion, il nous dit que les bus sont bien remplis à cette heure et qu'avec nos sacs ça pourrait être difficile. Après cette longue discussion, nous continuons la route vers le centre. On espère bien tomber sur un ATM, pour faire le plein de lempiras. On a déjà tout flambé et même si l'on commence à avoir faim, on n’a pas un sou.

Nos photos de Tegucigalpa
la capitale du Honduras Tegucigalpa
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Enfin, près du centre on trouve une banque, on fait un retrait. Surprise, ici c'est des billets de 500 qui sortent du guichet. Nous entrons donc dans la banque faire changer ces gros billets (déjà des billets de 200 au Nicaragua c'était trop gros et la monnaie a presque la même valeur). La dame prend ma demande au sérieux et me sort des billets de 100, de 50, de 20 de 10, je lui dis stop en voyant la montagne de billets qu'elle est en train de me faire. Juste des 100 et 50 ce sera déjà assez encombrant. Ici, à partir du 1 lempira, ce sont des billets. Au Nicaragua, les billets de papier commençaient à 10cordobas et même, des 10 il y en avait en pièce.

Nous marchons encore pour nous rendre aux hôtels Granada listé dans tous les guides.De là, on commence notre recherche. Les prix des chambres sont relativement chers, mais c'est vrai que nous sommes dans la capitale. Malgré tout en regardant les guides de voyages, on remarque que les prix sont plus élevés qu'au Nicaragua ou Guatemala (pour les chambres) pourquoi? Pas assez de voyageurs sacs à dos pour créer la demande? Peut-être. La majorité des voyageurs (même à long cours) passent par le Honduras pour deux destinations seulement : les iles Utila ou Roatan et les ruines de Copan.

On visite quelques hôtels malgré notre fatigue. Tous plus ou moins sur l'avenue Juan Gutemberg, à l'est des hôtels Granada. Nous sommes debout depuis 5ham et l'on n’a rien avalé. On concentre nos recherches près du vieux centre-ville. Les hôtels bon marché sont pus nombreux dans le quartier des bus (qui n'est pas celui où nous sommes arrivés), mais nous, nos prochains bus seront de ce quartier-ci. On va en voir un premier, propre, chambre aérée, douche privée, mais en face pour 200 lempiras (12$CAN) C'est le San Miguel. Avec salle de bain dans la chambre et eau chaude, c'est 250 lempiras. On va ensuite voir l'hôtel et restaurant Nankin les chambres simples commencent au prix de 185 lempiras. On continu plus à l'est, l'hôtel Tegucigalpa nous offre une chambre à 150 lempiras (9$). Chambre d'une propreté moyenne, sans prise électrique (pour recharger nos batteries), salle de bain commune laissant à désirer, pas de ventilateur et une fenêtre donnant sur la rue bruyante. Pas grave, ce sera parfait pour ce soir. La dame fournit l'eau pour boire avec un 5 gallons au premier étage. Petite surprise du coté des salles de bain, pas d'eau la grande partie de la journée. En fait, la capitale a quelques problèmes d’approvisionnement d'eau. On a donc de l'eau quelques heures le matin et 1 heure le soir. D'autres hôtels ont prévu le coup et ont des réserves sur le toit, mais pas les hôtels à bas prix. Nous allons voir le Cosmopolitan qui est au même prix que le nôtre et dans la même condition.

Maintenant, il est temps d'aller se chercher quelque chose à manger. On regarde quelques restos, mais ils sont tous assez chers, incluant les restos chinois. On se rabat dans un mini marché qui est sur le point de fermé. L'homme nous offre l'Almuerzo à 35 lempiras 2$. Le plat du jour est poulet, riz blanc, tortillas, fève et salade de chou. Le plat est très petit et nous terminons en ayant encore faim. J'espère que ce ne sera pas toujours comme ça au Honduras. Comme au Nicaragua, pour les almuerzos on a le choix, entre un plat ou une soupe, mais pas les deux. Fini les repas immenses du Pérou et de la Bolivie où nous avions soupe, plat principal et jus pour 1$ ou deux.


Le temps passe vite, on est fatigué et l'on veut se coucher tôt. Dany demande à la dame où prendre le bus demain pour Jutiapa, pour le parc la Tigra. Elle va avec lui, car c'est juste en face. Le bus direct est à 9h20 demain. Un peu trop tard à notre goût. On verra ça demain.

En tous les cas, les gens nous auront fait une bonne première impression. Tout le monde voulait nous aider, tous très serviables et honnêtes. Certains se cherchaient même une raison pour nous parler. Comme cette dame qui voulait absolument savoir ce que nous cherchions. On lui dit un petit resto et elle nous énumère quelques endroits de différents prix et nous explique en quoi consiste le menu de chacun. Pleins de gentillesse, pourtant, nous étions sur la route frontière vers la capitale, pas d’un petit village perdu où personnes n’y passent. On ne sait pas trop.

Drôle d'impression aussi, pays pauvre, mais rempli de chaines américaines, l'écart entre les pauvres et les riches doit être énorme. Surtout lorsque nous voyons les prix pratiqués dans les supermarchés, dont le Dempasa Familiar (un Wall Mart camouflé), mais où tous semblent aller. La nourriture est vraiment chère. Les chambres nous paraissent chères pour ce qu'elles sont et les repas aussi, mais ce n'est qu'une première impression. Elle changera surement en cour de route.


TEGUCIGALPA, LE PARC LA TIGRA, VALLEE ANGELES ET SANTA LUCIA

lagune Santa Lucia
Honduras, Santa Lucia, pres de Tegucigalpa, ville coloniale

Samedi 6 février Parc La Tigra Jutiapa

Le matin, nous demandons aux gens pour le bus pour Jutiapa. On nous indique le coin des hôtels Granada. Nous attendons quelques minutes qu'un gros bus passe, car nous sommes chargés de nos sacs à dos. On prend place pour les 22km qui nous mènent à Jutiapa, une des entrées du parc. Le trajet est long, car le bus peine à monter. Une fois arrivé, il nous reste un 2km de monté à faire pour se rendre au centre d'information. Un homme travaillant au parc nous accompagne et nous parlons animaux. Il demande comment vivent les animaux avec le froid chez nous. Il trouve bien curieux que les ours hibernent et nous pose quelques questions sur ce sujet.

Nos photos du parc de la Tigra
Honduras, Tegucigalpa, le parc national La Tigra
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Une fois arrivés, nous sommes accueillis par un garde parc fort sympathique. Par contre, la facture est salée. 10$pp (mais seulement 30 lempiras pour les locaux) pour l'entrée du parc et 5$pp (presque le même prix pour eux) pour le camping. On se garde le temps d'y penser, on paie notre entrée de parc, mais laissons nos sacs sous clé à l'accueil.

photos du parc la Tigra
Honduras, Tegucigalpa, le parc national La Tigra Honduras, Tegucigalpa, le parc national La Tigra Honduras, Tegucigalpa, le parc national La Tigra

Nous partons sous ses conseils voir la cascade, suivi du sentier des anciennes mines et retour par le sentier principal. Un 5 heures de marche qui nous en prendra un peu plus avec les poses. Peu d'animaux, mais pour une fois, pour une Cloud Forest où il ne pleut pas trop. On se permet de sortir nos appareils pour les photos. J'attrape ma première tique du Honduras, elle était bien accrochée celle-là.

Une fois de retour à l'accueil, nous sommes affamés. Nous décidons de rester pour la nuit en camping. Il nous propose de camper tout près du bureau plutôt que d'aller au camping officiel à 1km de là. Ce sera plus sécuritaire, nous dit-il. En fait, le terrain à 1km n'est qu'un espace avec chiotte et eau. Il n'y aurait eu personne à part nous. Il nous propose de planter la tente sous une choucoune (toit de paille) près de l'auberge en rénovation ou un peu plus loin... on ne lui laisse pas le temps de changer d'avis, sous le toit se sera parfait.


Video de Tegucigalpa, vallee Ageles, Santa Lucia et La Tigra



Comme une grande partie des chambres sont en rénovation, il en laisse une déverrouillée pour que nous ayons accès à la salle de bain. Tout un luxe pour du camping, avec douche chaude en plus! On se cuisine et décidons de faire un autre petit sentier. À peine sommes-nous revenus que le soleil se couche et la pluie commence. Toute la nuit, la pluie tombe et tombe. Quelle chance d'être sous un toit, malgré ça, la petite fissure au toit fait tomber une goutte de temps en temps finie par traverser notre la tente! Vraiment, la tente ce n'est que pour dépanner.

Le lendemain matin, la pluie cesse à 7h00. À 8h00, nous sommes prêts à partir. Le parc est bien, mais les animaux peu présents donc nous partons. En plus, c’est dimanche et les bus se font rares. Vaut mieux partir tôt au risque de dormir ici une autre nuit.


Nos photos de Los Angeles et Santa Lucia
Honduras, Santa Lucia, pres de Tegucigalpa, ville coloniale
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Dimanche 7 février 2010

Nous retournons à notre même hôtel le Tegucigalpa, à quelques rues des hôtels Granada. Nous nous promenons dans les rues de Tegucigalpa, tout est calme, c'est dimanche. Nous nous trouvons un resto chinois qui offre la portion de riz à 26lempiras, une aubaine. On saute sur l'occasion.

Eglise Santa Lucia
Honduras, Santa Lucia, pres de Tegucigalpa, ville coloniale

baleadas
Honduras, Santa Lucia, pres de Tegucigalpa, ville coloniale Honduras, Santa Lucia, pres de Tegucigalpa, ville coloniale

Lundi 8 février 2010

Nous prenons un minibus pour Valle Angeles à 24km de Tegucigalpa 17,5 lempiras pp. Il est tôt et la ville n’est pas encore réveillée, elle nous inspire peu et nous ne sommes pas impressionnés par ses bâtiments coloniaux. Après un petit tour, nous prenons un bus pour Santa Lucia. Déjà à l'entrée de la ville avec la petite lagune, ce village a un certain charme. Nous dépassons l'église pour avoir une vue d'ensemble qui est bien belle. Nous voyons Tegucigalpa qui est à 12km. On prend une petite pause collation et nous essayons de nouveau les baleadas, qui sont bien meilleurs ici que les premiers que nous avons mangés. Nous essayons aussi ses tortillas quesillo qui sont un vrai délice.

Nous retournons à notre chambre à Tegucigalpa et profitons d'un peu de temps dans un café internet à 15 lempiras de l'heure.

murales a valle angeles
Honduras, Valle de Angeles, pres de Tegucigalpa, ville coloniale

vue de Santa Lucia
Honduras, Santa Lucia, pres de Tegucigalpa, ville coloniale



JUTICALPA ET LE PARC EL BOQUERON


Juticalpa, honduras, le parc El Boqueron


Mardi 9 février 2010

Nous quittons notre chambre de Tegucigalpa le matin en marchant jusqu'au quartier des bus. Nous avons attendu le lever du soleil, car le quartier est réputé non sécuritaire et nous avons quelques km à marcher. On commence par aller voir la compagnie Discovery et l'on se rend compte que c'est très cher. Il a un bus qui part tout de suite, mais on dit vouloir attendre pour le bus économique affiché à 61,5. Il nous dit que ça n'existe plus. On lui demande où sont les bus économiques, mais il nous dit aussi que ça n’existe pas. On demande donc au gardien qui nous dit où ça se trouve. Il nous donne une bonne info. On est à 5 rues de ce terminal. Comme on l'a déjà dit, chaque compagnie de bus a son terminal, dons pour une même destination, il peut y avoir trois terminaux et pas toujours près l'un de l'autre. On se retrouve alors au bus Aurora. Le bus est sur le point de partir, il est rapide et confortable, notre premier bus de ce genre depuis longtemps 61,5lempiras pp pour 178km. Je sais pas si nous aurions pu avoir moins cher avec un chicken bus, mais il aurait fallu les trouver.

Le trajet se fait rapidement et nous arrivons à Juticalpa. On cherche pour un hôtel en faisant la route pour le centre. Nous en voyons un et l'on y va, c'est l’Hôtel Fuente. Pour 150, nous aurions une chambre avec salle de bain et le tout très propre. Nous décidons d'aller voir le bureau Cohdefor avant tout. C'est le bureau qui s'occupe de la conservation des parcs El Boqueron celui près de San Esteban. La dame qui nous reçoit est vraiment incompétente. Elle nous dit finalement d'aller voir la municipalité. OK, mais où c'est? Elle n'est même pas capable de nous dire à combien de temps nous sommes du centre. Elle fait juste nous dire que c'est loin... 1km ou 4km, 5 minutes ou 1h de marche? Les militaires devant le bureau nous sont d'une bien plus grande aide.


Nos photos de Juticalpa et El Boqueron
Juticalpa, honduras, le parc El Boqueron
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On se trouve un hôtel dans le centre qui est à 2km des terminaux de bus. Le premier hôtel vu aurait été meilleur qualité prix, mais l'on se contentera de l'hôtel Reyes à 140 lempiras la chambre salle de bain commune. Nous allons voir la municipalité. Un gars fort sympathique prend en mission de nous expliquer le parc. Nous voulons seulement avoir une idée d'où sont les sentiers. Il commence par nous expliquer en détail le chemin entre Juticalpa et la communauté El Boqueron. Il nous fait retenir des noms de villages, nous nomme les rivières... après un moment, on lui dit : « oui, mais le bus nous mènera directement au pont de El Boqueron? » oui oui, nous répond-il, pourquoi on perd notre temps a étudier la route que le bus fera? Ça fait déjà près d'une demi-heure que nous parlons. « ET le parc? y a-t-il des sentiers? Facile? Long? » Il parle pour ne rien dire, il nous dit qu'une maison s’est écroulée il y a moins d'un an dans le secteur. « OK, c'est bien triste, mais les sentiers? Est-ce qu'il y en a et est-ce dangereux? » Il nous dit que nous pouvons marcher sur 2km « c'est tout et ensuite? » On imagine qu'il ne savait pas quoi répondre donc il finit par nous dire que c'est fermé. Il nous propose le plan qu'il nous a gentiment dessiné; le plan du trajet en bus avec le nom des villages, des ponts et des rivières... « Pas besoin de se rendre en bus si c'est fermé! » On voit une drôle d'expression sur son visage. Quelle perte de temps pour nous, il aurait été mieux de dire qu'il ne connaissait pas le coin!

Bon, on n’est pas plus avancé. On doute du fait que ce soit fermé, car il y a des villages dans le coin. On fait des recherches sur un guide que nous avons en PDF. Il nous est bien utile cette fois. On décide d'y aller le lendemain voir nous-mêmes ce qu'il en est.

papillons
Juticalpa, honduras, le parc El Boqueron Juticalpa, honduras, le parc El Boqueron Juticalpa, honduras, le parc El Boqueron
Juticalpa, honduras, le parc El Boqueron Juticalpa, honduras, le parc El Boqueron Juticalpa, honduras, le parc El Boqueron

Nous demandons à la dame de notre hôtel si l'eau du robinet est potable, à voir son visage qui nous regarde en voulant dire : d'où ils débarquent c'est deux là, on comprend facilement que non, mais elle est bien fière de nous dire et nous montrer qu'ils ont un puits et donc de l'eau toute la journée. Ça ressemble à un vrai puits, mais nous imaginons que son puits est en fait seulement une réserve, car on est en plein centre-ville.

On va donc dans un petit marché où après de longues explications, il comprend que nous voulons acheter un 18L d'eau, mais que nous n'avons pas la bouteille pour échanger. On doit donc payer le 100 lempiras de consigne et 30 lempiras pour l'eau. Lorsque l'on sait que 1.5L d'eau se vend à 11 lempiras, le 18L est vite rentable même si l'on en jette la moitié. On lui demande un reçu pour se faire rembourser notre consigne dans quelques jours. Ils n'ont pas l'habitude de vendre une bouteille, tous l'échangent et encore moins le principe que nous allons vouloir nous faire rembourser la consigne dans quelques jours. On a déjà eu des problèmes dans d'autres pays avec le remboursement.


Video de Juticalpa et El Boqueron




Mercredi 10 février 2010

Nous prenons un bus à 6h30 pour Catacames, mais on se fait descendre au pont El Boqueron 14 lempiras pp 22km.

On a oublié d'apporter notre feuille avec nos quelques notes donc nous n'avons pas le nom du village où aller. (La Avispa pour ceux qui voudraient y aller). De toute façon à cette heure nous ne croisons personne. On se promène ici et là. On se dit que le sentier n'est pas évident jusqu'à notre retour près de l'entrée où l'on trouve le bon début du sentier. Celui-ci est facile à suivre, il n'y en a qu'un sur une bonne distance. On trouve qu'il est trop tard pour entamer le circuit, car on ne sait pas combien de temps il faut. Tant pis, on aura tout de même fait une jolie promenade.

Une autre raison qui nous pousse à partir tout de suite c'est que ça commence à nous piquer sérieusement. Dany a remarqué que ses pieds étaient recouverts d'une drôle de substance. Au début, il pensait à de la boue ou de la poussière, mais en regardant de plus près ça bouge... De petits insectes vraiment minuscules, ça nous prend un moment, avant de vraiment réaliser que ce sont des tiques, des tiques en dizaines et dizaines pour ne pas dire centaines. Certainement, des bébés tiques, car pour en avoir déjà vu quelques-unes, celles-là sont bien plus petites. On s'examine rapidement les jambes, incroyable! Autant de tiques. Et c'est qu'elles sont vraiment difficiles à voir. Elles ne sont pas encore agrippées, on essaie d'en enlever le plus possible. On sait qu'en se promenant en forêt qu'il soit possible d'en attraper une ou deux, mais on n’avait jamais entendu parler que ça pouvait se tenir en aussi grand nombre. Nous en trouvons quelques-unes un peu plus grosses, qui elles ont commencé à nous piquer.


Nous sommes en début d'après-midi, mais décidons de reprendre la route pour Juticalpa. Là, nous croisons vraiment beaucoup de monde. Il y a ceux qui cherchent, on ne sait trop quoi dans la rivière, ceux qui se lavent, d'autres lavent leur linge ou leur voiture dans cette même rivière et il y en a d'autres qui arrivent avec une poignée de bananes fraichement récoltée. Tous sont bien sympathiques et nous faisons conversation.


Une fois en ville, nous allons demander de l'info pour le bus pour Trujillo. On demande aux trois terminaux, et une autre personne en surplus. Sur les quatre, si l'on fait la moyenne des réponses, le bus devrait être à 5h du matin au terminal des chicken bus. Il n'y en a qu'un par jour.

Nous devons demander à la dame de notre hôtel d'ouvrir la porte demain à 4h15am pour notre bus. Habituellement, elle ferme à 21h00 et ouvre à 6ham. Il fera noir, nous dit son mari et les rues sont dangereuses la nuit. Vous direz ça au bus, il n'y en a qu'un semble-t-il.

Une fois à l'hôtel, bonne douche et inspection de nos pieds, jambes, dos, il y a des tiques partout. Nous en trouverons pendant quelques jours, plus nous retrouvons tard, plus elles sont accrochées et nous font de belles marques lorsque nous les enlevons.




TRUJILLO, CARAIBES AU NORD DU HONDURAS ET LE PARC CAPIRO CALENTURA

Trujillo au nord du Honduras


Jeudi 11 février 2010


À 4h15 nous sommes prêts à partir à pied pour le terminal à un peu moins de 2km de notre hôtel. À l'hôtel, ils nous ouvrent la porte qui est fermée à double tour. Dans la ville tout est mort, pas de voitures, personne qui dort dans la rue, personne qui ne se promène, même pas un chien ou un chat. Étranges, on se croirait dans un village et pourtant nous sommes en ville, petite ville de 35,000 âmes, tout de même!

On est donc sur nos gardes, on regarde dans tous les sens, car c'est vrai que s'il nous arrive quelque chose il n'y aura pas de témoin. Les portes sont fermées avec un grillage en plus de la porte principale, les fenêtres aussi. Drôle d'impression, on se croirait dans un village fantôme. Lorsque nous arrivons à quelques rues du terminal, on entend des voix. On ralentit, on regarde. On s'est fait dire par plusieurs personnes ici que c'était vraiment dangereux la nuit et même le jour. Nous sommes dans une région de cowboy, des vrais, tous portent une arme et n'ont pas peur de s'en servir, il faut donc faire attention nous disait un homme à notre arrivé en ville.

On écoute donc, ils ont l'air plusieurs, on avance lentement en essayant de voir si c'est une bande qui erre en ville. Nous approchons, les discussions semblent tranquilles. Un homme vient à notre rencontre, et nous dit qu'il nous cherchait. Quelqu'un (des quatre que nous avons vus, hier on imagine) lui a dit que deux touristes se présenteraient pour Trujillo. Le bus n'est pas tout à fait au terminal. On prend place et il part à 4h45.

Au Nicaragua et depuis le début du Honduras, nous n'avons jamais senti le besoin de négocier les prix, on regardait autour et l'on pouvait confirmer à plusieurs reprises que le prix était le même pour nous que pour eux. Mais là lorsqu'il nous demande 170lempiras (10$) pour les 278km et 8heures de route on a des doutes. J'ai bien vu que certains payaient plus de 100lempiras, mais nous sommes peu dans le bus et l'on ne va pas tous au même endroit. Après coup, on pense qu'il nous a demandé le prix jusqu'à sa destination finale La Ceiba. Nous sommes en chicken bus et le prix nous semble beaucoup trop élevé. Nous devrons être plus sur nos gardes. Au Guatemala, on s'est fait dire qu'ils avaient l'habitude de faire payer beaucoup plus cher aux étrangers et l'on ne peut même pas se rabattre sur les passagers qui eux aussi trouvent normal que nous payons plus pour le même service pour la simple raison que nous sommes étrangers.


chicken bus
chicken bus (ancien bus scolaire américains)

Le bus nous dépose à Corocito et de là nous prenons un bus 23 lempiras pour Trujillo qui est à 40 minutes de là. Encore un prix un peu cher à notre avis, mais on voit une dame qui fait le même trajet pour le même prix. Il faut dire que parfois certains trajets (moins fréquenté peut-être) sont calculés à un prix plus haut.

Enfin à Trujillo, nous cherchons une chambre en nous dirigeant vers la ville. La plupart des voyageurs se retrouvent au Casa Kiwi, un endroit sympathique avec tous les services parait-il, mais à 8km de la ville et tout de même un peu cher. Nous allons voir une chambre à l'hôtel Impérial, les chambres sont loin d'être un exemple de propreté, mais le prix de 100 lempiras nous convient (5,5$ pour les deux)

Nos photos de Trujillo et du parc
Trujillo, Honduras, le parc national Capiro-Calentura
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Nous allons par la suite en ville, nous passons devant la forteresse. C'est 30 lempiras pour les locaux et 3$ pour les étrangers. On voit par la même occasion un bureau d'info et l'on se dit pourquoi pas. Toute une surprise. C'est Nelson, un gars qui a vécu en Finlande et en Allemagne qui nous accueille. Il est super énergique et veut parler. Il cherche à tout prix à répondre à nos quelques questions et à nous trouver des activités. Par la suite, il nous donne un feuillet de poème qu'il a écrit. Il aura un vrai livre dans quelques mois. Si tous les bureaux d'infos ressemblaient à ça, on irait plus souvent les visiter.

Nous cherchons quelque chose d'économique pour diner, les almuerzos sont à 50 lempiras, mais on se fait proposer un plat à 30. On ne sait pas trop ce que c'est, mais on va essayer. Le nom est simplement Tajadas con carne molina (soit tranche avec viande hachée).
poutine hondurienne.

Trujillo, la poutine du honduras: banane frites, chou, sauce et fromage

Lorsque nous voyons arriver notre plat généreux, on fait le lien tout de suite avec notre poutine (tintin) du Québec. Ce n'est pas beau, mais économique, bourratif et pas si mauvais. Le fond est des bananes frites comme des pommes de terre, recouvert de salade de chou, par la suite viande hachée, sauce et fromage (plutôt du genre fêta) sur le dessus avec oignons marinés. Bizarre, mais bon.

oiseaux
Trujillo, Honduras, le parc national Capiro-Calentura Trujillo, Honduras, le parc national Capiro-Calentura
Vendredi 12 février 2010

Le lendemain s'est bien reposé que nous entamons la montée au parc Capiro Calentura. Une montée d'un peu plus de 1,200 mètres. Le sentier est un ancien chemin qui mène aux tours de communications, mais aujourd'hui, il est impraticable en 4X4. La montée est douce, mais continue. 4Heures pour monter et 3 heures pour le retour. Nous croisons peu d'animaux, mais un joli toucan et un impressionnant coral (serpent mortel) rouge et noir. Une fois en haut, nous sommes surpris d'être accueillis par deux travailleurs. Ils travaillent une semaine sur deux. Nous avons une superbe vue sur Santa Fe, Trujillo et bien d'autres villages. On voit une grande partie de la côte. Le ciel est partiellement dégagé et c’est une vraie chance que nous soyons montés aujourd'hui.

Une fois en bas, il est l'heure du souper. Notre repas céréale du midi est loin. On a pris bien notre temps dans la descente. Nous optons donc pour la poutine à la mode Honduras.


fleurs
Trujillo, Honduras, le parc national Capiro-Calentura Trujillo, Honduras, le parc national Capiro-Calentura Trujillo, Honduras, le parc national Capiro-Calentura

C'est une fois à la chambre que nous remarquons nos dizaines de tiques! Encore! Et oui, plein de tiques minuscules, des bébés d'après nous. Maryse fait de bonnes réactions à ces bestioles presque autant qu'avec les puces de lit. On pourrait croire qu'elle à la picote (varicelle). Bon, on passe plus d'une heure à examiner notre peau. Ces bestioles peuvent nous transmettre des maladies et à quelques mois avant de rentrer ce serait bien le comble de tomber malade. C'est une quinzaine chacun que nous enlevons de nouveau après avoir enlevé la majorité non accrochée; sous la douche. Nous qui pensions retourner au parc demain pour tenter notre chance pour les animaux, ça nous tente un peu moins.


De jolis decors, mais les dechets gachent un peu
Trujillo au nord du Honduras

Video de Trujillo




Dimanche 14 février 2010

Hier il a plu toute la journée. Pas de sortie sauf pour manger. Grand repos et surtout rattrapage pour trier les photos et faire les montages vidéo.

Mais ce matin, le soleil est de retour, nous allons sur la plage marcher vers l'est. La quantité de bouteille de plastique et de déchets sur la plage nous surprend. Dommage, il y aurait eu des photos bien plus jolies sans ce dépotoir à ciel ouvert. En continuant, encore plus à l'est on voit de plus gros complexes et des maisons pour plus fortunées à ses endroits la plage est propre. Ensuite, nous allons faire une balade sur la plage de la ville assez bien entretenue et bien animée aujourd'hui, car nous sommes dimanche.

Nous demandons de l'info à Nelson qui nous dit qu'il n'y a qu'une compagnie de bus qui part d'ici pour Ceiba. On hésite depuis le début à aller sur les iles (Roatan, car Utila n’a aucun intérêt pour nous qui ne plongeons pas). On verra demain, mais ça penche plus pour le non. L'eau de la plage West Bay est magnifique, mais nous n'aimons pas passer des heures sur la plage. La plongée est peu chère, mais ce n'est pas une activité que nous pratiquons. Il reste le snorkeling, mais ça nous prend des conditions idéales (nous sommes très mauvais nageurs). Le style de vie sur l'ile ne nous conviendra surement pas et l'on risque de partir frustré. Il n'y a qu'une compagnie qui offre le service de ferry et à prix fort (pour ici) entre 22$ et 25$ selon nos infos, les chambres sont aussi plus chères que sur le continent et ils ne prennent pas les réservations. Avoir pu y être quelques semaines avant on aurait rencontré de la famille, mais il est trop tard. Donc non, c’est décidé, on passe droit, tant pis pour les plages idylliques.




TELA, TRIMFO DE LA CRUZ VILLAGE GARIFUNAS CARIBES

Tela, les caraibes


Lundi 15 Février 2010 Tela

Le matin, nous prenons le bus de Trujillo pour Ceiba avec la compagnie Cotuc pour 100lempiras. Nous aurions aussi pu prendre le chicken bus et changer à Tocoa (Trujillo Tocoa est à 23 lempiras), mais on est pas certains qu'il y aurait eu une grande économie. Le bus que nous prenons est avec des sièges confortables et il est relativement rapide.

Une fois à la Ceiba, nous pensions arriver au terminal et non! Cotuc a son terminal et ce bus continu pour San Pueblo Sula. Pour 50 de plus, nous aurions pu continuer jusqu'à la jonction de Tela. Le gars près du terminal de Cotuc nous dit de prendre celui-ci, mais on veut un plus économique. Il nous dit que le terminal est à 15 rues donc très loin. On commence notre marche et quelques rues plus loin, nous arrivons au terminal des chicken bus. Le gars nous dit 40 lempiras pour le trajet Ceiba – Tela. Après coup, on pense qu'il a augmenté le prix de quelques lempiras juste pour nous. Au moins avec ce bus, nous arriverons directement dans le centre. Arrivé sur place, on prend la chambre du premier hôtel que nous voyons juste à côté du terminal. C'est l'hôtel Robert, la chambre est à 120 lempiras. La chambre est OK, relativement propre. Nous sommes affamés, nous allons au restaurant Los Angeles, on commande la portion de riz familiale à 120 lempiras pour les deux plutôt que de prendre deux assiettes individuelles. Erreur, la portion est énorme, il y en a pour 4 et les portions individuelles sont pour 2 à 3 personnes.

Les énormes portions des restos chinois
Tela, les caraibes Tela, les caraibes

Nous sommes bien fatigués et retournons tôt à la chambre.

Nos photos de Tela
Tela, les caraibes
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Les trois jours suivants, sont sous la pluie, pas de répit, pas de rayon de soleil, nous n'avons pas grand-chose à faire, on s'occupe comme on peu.

On découvre de nouveaux habitants dans notre chambre, les souris qui n'ont pas trop peur de nous et une immense blatte qui se cachait dans un sac de plastique. Elle faisait tellement de vacarme, que nous pensions que c'était une souris. Pour régler leur cas, nous dormons la lumière allumée, mais après 2 jours, les souris deviennent sans gênes et sortent à tout moment. Elles réussissent même à percer un sac de lait et nous font tout un dégât! Elles ont aussi été faire un petit tour dans nos sacs à dos, car plus tard on retrouve de petites crottes.

ce qui se retrouve dans notre hotel et pas dans le gros complexe
Tela, les caraibes Tela, les caraibes Tela, les caraibes
et les drole de recommendation ou mauvaises traductions
Tela, les caraibes Tela, les caraibes
Traduction libre: Hotel Robert INTERDIT de jetter des vidanges par les fenetres et dans le corridor de l'hotel

La pluie est vraiment forte par moment et malgré les imperméables on se retrouve trempé lorsque nous traversons les rues. L'évacuation ne se fait pas et lorsque la pluie est plus intense et l'on se retrouve donc avec de l'eau à mi-molet. Nous nous sommes payé de nouveaux imperméables avec toute cette pluie, mais un peu difficiles à trouver ici. Ils veulent tous nous vendre des parapluies ou vêtements pour la pluie de travailleurs qui pèsent une tonne. Nous cherchons plutôt un poncho long en plastique léger, plus pratique pour les enfiler sur nos sacs à dos. On fait le tour de la ville avant de trouver notre bonheur dans un petit commerce de souvenir. On en prend deux, car ceux qu'il a sont des jetables, ça devrait être bon pour quelques fois en faisant attention. Les nôtres étaient tous déchirés.


Vidéo de Tela



Vendredi 15 Février 2010 Tela

Enfin, du soleil! Nous allons au terminal près de la plage pour prendre le bus pour Trimfo de la Cruz. On doit attendre un peu plus d'une heure. Nous sommes assis près de la plage sur un banc en face des bâtiments, lorsqu'une dame en voiture nous fait des signes de ne pas rester là, elle fait le signe que l'on va se faire tirer. Elle nous indique d'aller vers le centre. On ne sait pas trop quoi en penser. À 8 h le matin, est-ce vraiment dangereux? Nous l'écoutons tout de même et allons deux coins de rue plus loin près d'un commerce ouvert.

Enfin, le bus arrive, Trimfo de la Cruz est un village Garifuna pas très loin. Le trajet est de 12 lempiras. Le village en soi n'a rien d'exceptionnel. Nous marchons jusqu'au parc Ipozo, nous pensions pouvoir marcher un peu dans le parc, mais non, ce n'est qu'en lancha ou en kayak que nous pouvons circuler, dommage. On regarde quelques papiers que le garde parc a sur les animaux du Honduras et surprise, on voit un animal qui ressemble à deux gouttes d'eau à une panthère, c'est un yaguarundi gato cerban. Il y en a des noirs et des beiges. Ça ressemble vraiment à celui que j’ai vu à Trujillo, mais sachant qu'il n'y avait pas de panthère par ici, je pensais avoir un peu halluciné. Nous n'avons par contre aucune photo pour le prouver;)

Le complexe tout inclus où nous n'étions pas;)
Tela, les caraibes Tela, les caraibes


Un peu déçu de ne pas pouvoir nous promener dans le parc nous revenons à Tela. Nous marchons vers l'ouest sur la plage et l'on voit plein de Québécois et autres nationalités en vacances dans un bon complexe un tout inclus. On comprend pourquoi on voyait autant de groupes de Québécois avec des bracelets de couleur maintenant. Ça fait bien étrange de voir ce gros complexe un peu à l'écart de la ville. Nous nous faufilons à l'intérieur pour voir de plus près. Ce n'est pas les hôtels que nous sommes habitués de voir.

Demain, il sera temps de partir, on a bien hâte de bouger. Nous partirons du côté du lago Yojoa.



PENA BLANCA ET LAC YOJOA, LA CHUTE DE PULHAPANZAK ET LE PARC CERRO AZUL MEAMBAR


lago Yojoa
Pena Blanca sur les rives de la lagune Yojoa

Samedi 20 Février 2010 Penas Blanca et Lago Yojoa

Le matin, à la première heure nous prenons un bus de Tela pour El Progresso à 30 lempiras pp. De là, on espère éviter la ville de San Pedro de Sula. On ne veut pas aller dans cette ville, car elle ne présente aucun intérêt pour nous et que nous devrions traverser la ville pour aller d'un terminal à l'autre. On ne sait pas si ça aurait été plus économique que d'enchainer plusieurs transports. De El Progresso, un homme nous fait signe que le bus est sur le point de partir pour Santa Rita à 14 lempiras pp suivis d'un autre pour Barca 11 lempiras pp. On n’a même pas le temps de prendre quelque chose à manger, tout s'enchaine. De la Barca, on nous fait prendre un bus pour on ne sait pas où, mais on nous presse de le prendre. Erreur, le gars nous fait faire 2km pour l'intersection pour Pena Blanca et il nous demande 15 lempiras chacun. On gueule un peu et l'on s'en tire pour 5 lempiras chacun. Il faudra être plus vigilant. Nous prenons un bus de cet endroit pour Pena Blanca, enfin 24 lempiras pp. On trouve ce trajet un peu cher, mais on le paie.

lago Yojoa
Pena Blanca sur les rives de la lagune Yojoa


Enfin, nous arrivons, tout juste pour l'heure du diner (midi), mais nous devons trouver une chambre. Nous pensions que c'était moins cher dans ce secteur, mais non. À croire qu'ils ont tous rénové leur hôtel. IL y a le DD où presque tous les voyageurs se retrouvent, nous aurions pu y faire du camping selon les guides, mais il n'a pas répondu à nos courriels. On cherche, toutes les bonnes adresses que nous avions récupérées sur le net ne sont plus dans la catégorie économique. Et il n'y a pas tant d'Hébergement que ça dans la ville. On suit une affiche qui nous mène à un Hospedaje Hotelito Darwin en passant par la station-service (car il y en a un autre du même nom en ville!!!). La chambre est propre, avec salle de bain pour 150 lempiras pour nous deux. On la prend, c'est le moins cher trouvé. Après d'autres recherches, il y a un autre hébergement au même prix en face de la station-service, mais sans affiche, il faut donc demander aux gens du coin.

Vite, la bouffe, on prend le premier comedor que nous voyons et prenons place pour l'Almuerzo à 40 lempiras pp (2,20$). On ne s'habitue pas au prix ici, on trouve que c'est cher pour ce que nous avons en général et l'on ne comprend surtout pas comment ils font pour payer ces prix. En plus, comme souvent, le repas est plus que moyen et c'est bien parce que nous avons faim que nous mangeons plus que par plaisir.

Vidéo de Pena Blanca et Cerro Azul Meambar



Nous marchons jusqu'au lac Yojoa, mais n'entrons pas dans le parc archéologique Najanjo, trop cher d'après nous (6$pp) et le site est sans grand intérêt, les gens y vont surtout pour les oiseaux. Le soir, nous changeons de comedor, nous prenons les bananes frites et poulet mais le tout est bien gras.

Information pour les chambres
Hôtel la Finca 350 lempiras la double (près de la station-service)
Hotelito Darwin en ville 200lempiras la double
Hotelito Darwin derrière la station-service 150 la double
Hôtel Maranata 250 la nuit pour la chambre la plus économique.

Nos photos de Pena Blanca et chute Pulhapanzak
Pena Blanca sur les rives de la lagune Yojoa
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Dimanche 21 Février 2010

Le matin, partons pour voir la chute Pulhapanzak. Nous prenons le mini bus rapitos (10 lempiras pp) pour San Buenaventura d'où nous avons 1,5km à marcher. Le transport aurait été moins cher si nous avions attendu le bus normal plutôt que le mini bus. Il n'y a personne au guichet, mais on est vite attrapé par des gars qui nous disent que nous devons payer. On demande notre reçu, ils font donc venir un autre gars. Le prix est de 40 pp. Nous nous rendons tout de suite voir la chute, elle est bien jolie. Il y a peu de sentiers que nous pouvons faire seul, mais pleins d'activités proposées : guide pour randonnées à 100 lempiras pp, canopy minuscule à 300 lempiras pp. On trouve les prix chers, mais ça semble être leur prix à eux et non gonflé pour les étrangers, mais on se trompe peut-être. De toute façon, nous y allions pour la chute. On reprend donc le chemin du retour avant qu'il y ait trop de monde ici, car c'est dimanche et malgré qu'il soit à peine 9 h, on voit les vendeurs arriver.

En après-midi nous allons nous promener dans le secteur de Najanjo sans y entrer. On trouve un super comedor, enfin de la bonne nourriture, on savait bien que certains devaient savoir cuisiner! Pour 35 lempiras, la sympathique dame nous prépare de bonnes assiettes et est impatiente de savoir si nous aimons. Le tout est simple, riz jaune, poulet frit, salade froide, salade chaude, tortillas et purée de fève au goût différent. Le tout est délicieux et nous lui soulignons. Elle est au petit soin avec nous et semble bien contente de nous servir. Il est un peu avant le DD et c'est un petit comedor et non le gros resto en face.

tres bons repas dans un comedor et assiette de poulet et bananes frites
Pena Blanca sur les rives de la lagune Yojoa Pena Blanca sur les rives de la lagune Yojoa


Lundi 22 Février 2010 parc Cerro AZUL MEAMBAR

Le matin, nous sommes chanceux, car nous attrapons tout de suite un bus pour Guama à 12 lempiras pp. C'est un mini bus mais il n'est pas cher du tout. Une fois arrivé, on voit une affiche où il est indiqué 7km pour le parc et les hébergements Los Pinos. Nous décidons de marcher même s'il est possible d’attendre un bus pour Santa Elena qui nous éviterait 3km. Un de ceux-ci nous propose le trajet complet à 150 lempiras, mais bien sûr on refuse. Un pick-up s'arrête et nous fait faire 1km de montée. Il nous descend à l'intersection du parc à Santa Elena. De là, nous avons 4,2km à faire. Oubliez le stop, nous n'avons vu aucune voiture! Nous ne faisons que descendre sur 2km et arrivé au barrage, une longue montée assez prononcée nous attend. Nos sacs sont lourds, nous avons de la nourriture pour plusieurs jours, nous pensons aller dans un autre parc après celui-ci. On peine à monter.

Nos photos du parc Meambar
Parc Cerro Azul Meambar
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On est surpris à notre arrivée, c'est un parc avec des hébergements luxueux à 500 lempiras la nuit. Les dortoirs sont à 160 la nuit par personne et le camping à 100 lempiras par personne. On lui demande depuis quand les nouveaux prix sont en vigueur. Elle nous demande quels prix nous avons, on lui dit 30 à 40 lempiras pp. Elle n'hésite pas et nous offre 100 lempiras pour les deux, c'est le mieux qu'elle peut faire nous dit elle. Super, on s'installe et il y a tout près un endroit avec un toit et des tables. Le soir, on changera notre tente pour la mettre sous le toit pour être certains de ne pas avoir de pluie durant la nuit. On décide d'aller payer tout de suite, des fois qu'elle nous demanderait trop cher pour l'entrée. Eh non, l'entrée est incluse dans le prix du camping ce qui explique qu'il est plus cher. On se retrouve donc avec camping et entrée moins cher que ce que nous avions prévu.

parc Meambar
Parc Cerro Azul Meambar Parc Cerro Azul Meambar Parc Cerro Azul Meambar


Nous allons pour faire les sentiers, il est encore très tôt en matinée. En fait, il y en a plusieurs, mais ils se rejoignent tous pour faire une boucle. On fait donc le tour, un 15km au total. Pas beaucoup d'animaux, mais Dany se fait surprendre par un serpent qui lui passe sur le pied.

Ce qui est surprenant, c'est qu'ici il y a pleins de bungalows, un gros resto et salle de conférence et il y a même wifi! Ce n'est pas tout à fait ce à quoi l'on s'attendait. Les sentiers sont bien entretenus et faciles, mais en quelques heures nous avons déjà fait le tour. Nous sommes les seuls dans le parc de la journée, bizarre autant d'appartements neufs et vides!

Pour éviter la chaleur, nous partirons au lever du soleil pour faire nos 7km pour Guama ensuite, nous partions pour Gracias.


Parc Cerro Azul Meambar




GRACIAS, CASTILLO SAN CRISTOBAL ET CAMPING AU PARC CELAQUE

Castillo San Cristobal
Gracias, ville près du parc Celaque

Mardi 23 Février 2010 GRACIAS

Fidèles à nos habitudes, nous partons aussitôt le soleil levé du parc Cerro Azul Meambar. La première partie est en descente et ensuite la montée est un peu moins difficile que ce que nous imaginions. Un total de 7km de marche pour Guama.

On s'informe à des gens pour un bus mais ils ne nous sont pas d'une grande aide, Dany demande ensuite à un vendeur (les vendeurs qui entrent vendre des trucs dans les bus) et lui donne l'info voulue. Il prend même la peine de nous indiquer le bus à prendre. On pensait prendre un bus pour Siguatepeque suivi d'un autre pour Esperanza mais il y a un bus direct. Super, ça nous évite un transfert. Ce n'est pas un chicken bus, mais un bus avec sièges. Le trajet nous coûte donc certainement plus cher, mais avec la marche de ce matin, on peut se le permettre. Le trajet est de 80 lempiras pp. Pour 130km en plus nous n’avons pas à attendre plus de 10 minutes.

Gracias, ville près du parc Celaque Gracias, ville près du parc Celaque Gracias, ville près du parc Celaque

Ensuite, arrivé à Esperanza, on nous dit qu'il y a un bus qui va partir dans peu de temps. C'est une fourgonnette toute neuve. Le prix encore une fois élevé est de 70 lempiras. Nous profitons de la demi-heure avant le départ pour manger des baleadas. Nous partons un peu avant midi. Le transport est d'une lenteur pas possible. En plus, la route est en construction par endroits.

vidéo de Gracias et Parc Celaque



Enfin arrivé à Gracias, on fait le tour pour une chambre. Comme dans toutes les villes les prix sont presque pareils partout (dans la catégorie économique), seules les prestations changent. On peut avoir chambre propre avec deux lits, eau purifiée, savon, serviette de bain d'un côté, et de l'autre, lit sans vrai matelas, une salle de bain commune très sale, chambre sombre, propreté douteuse, et tout ça, pour le même prix! On dirait qu'ils ont un prix minimum pour une chambre, peu importe l'état de celle-ci. Nous optons pour une chambre pour une personne (un petit lit) salle de bain commune pour 120 lempiras au Corazon de Jesus. Ils terminent la peinture, je pense que ce sont de nouveaux propriétaires. Ça nous aura surpris ça aussi au Honduras, on dirait qu'ils se sont tous donné le mot et les vieux hôtels sont tous en rénovation. Par contre, on a une mauvaise surprise en soirée, il ne sait pas s'il pourra garder nos sacs, en fait, il ne comprend pas le principe, que nous laissions une partie de nos sacs à dos, le temps que nous visitions le parc.

Nos photos de Gracias
Gracias, ville près du parc Celaque
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On reste donc le lendemain, on fait un petit tour de la ville. Nous passons la 2e nuit chez Hotel Érik qui reçoit plus de voyageurs et qui connait le principe de laisser une partie de nos sacs à dos pour quelques jours. Nous avons une grande chambre avec salle de bain privé et deux lits au matelas fatigué pour 150 lempiras.

Le parc Montana Celaque

Jeudi 25 Février 2010 Parc Montana de Celaque :

Le temps est nuageux le matin et c'est tant mieux, ça nous permet de faire les 9km qui nous séparent de l'entrée du parc sans avoir trop chaud. Les motos taxis demandent 150 lempiras. Nous devons attendre un peu avant que le garde parc arrive, il est 9h lorsqu'il arrive. L'entrée du parc est à 50 lempiras par personne pour tout le temps de notre séjour et la nuit dans le parc coûte un autre 50 lempiras par jour. Que ce soit en dortoir au premier campement ou avec notre tente dans les autres espaces de campings, c'est le même prix! On paie pour une seule nuit, on verra demain si l'on reste ou non.

Nos photos du parc Celque
Le parc Montana Celaque
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On demande au garde parc s'il y a un toit en haut, il nous dit oui, on demande s'il y a de l'eau, il dit oui, la meilleure du Honduras! Il n'a pas bien compris ou ne sait pas les infrastructures du campement Don Thomas, car il n'y a pas d'eau potable en haut et les petits ruisseaux sont asséchés, donc difficile de recueillir de l'eau et celle que nous récupérons doit absolument être traité. Par contre, une toute nouvelle chiotte et un nouveau toit pour installer la tente. Ils ont changé le campement de place. Ils sont en train de tous refaire les indications et l'on doit dire que les affiches sont bien claires et pertinentes. Il ne manque que quelques indications pour ne pas prendre de faux sentiers. Le parc avait la réputation d'être facile à s'y perdre. Ils essaient de changer cela. Par contre, refaire le sentier entre Don Thomas et Nanjanjo aurait dû être dans leur priorité, il est difficile et dangereux.

Le parc Montana Celaque Le parc Montana Celaque Le parc Montana Celaque

Nous passons deux nuits au Don Thomas. Le ciel est clair, nous sommes bien chanceux. La chance nous abandonne côté faune. On ne voit absolument rien. Pas d'oiseaux, même si l'on en entend quelques-uns. Ils ne sont pas si nombreux à notre grande surprise, pour un parc qui a si peu de gens.

Les trois jours où nous y étions, personne d'autre n'est passé et la journée avant notre entrée il n'y avait personne non plus!

Beaucoup de montées, on passe de 800m à Gracias, à 1400m à l'entrée et à 1950m au Don Thomas. La montée est en zigzag et se fait bien. On fait un détour pour le mirador, on ne voit rien, tout est asséché. Ensuite, Najanjo est à 2550m

Les deux soirs, on se fait un feu qui a l'utilité d'éloigner les moustiques.

Le parc Montana Celaque Le parc Montana Celaque Le parc Montana Celaque
Le parc Montana Celaque Le parc Montana Celaque Le parc Montana Celaque

Le 2e matin, nous quittons le campement pour retourné à Gracias. Nous aurions dû payer notre 2e nuit au garde parc en bas, mais il n'y est pas et nous ne voulons pas attendre 9ham pour payer. On économise donc une nuit sans le vouloir.

Retour à Gracias, le temps de récupérer nos sacs et de prendre une série de bus pour Copan Ruinas.




COPAN RUINAS, SITE ARCHEOLOGIQUE RUINES MAYA


Copan Ruinas, Ruines Maya de Copan Copan Ruinas, Ruines Maya de Copan Copan Ruinas, Ruines Maya de Copan Copan Ruinas, Ruines Maya de Copan

Samedi 27 février 2010

Nous partons du camping Don Thomas au parc Montana de Celaque à pied pour Gracias. Nous marchons notre 9km. Ensuite, on prend nos sacs à l'hôtel Erik, on essaie de tout rentrer rapidement dans notre sac à dos et nous prenons un bus pour Santa Rosa de Copan à 40 lempiras. Ensuite, nous avons le choix entre un rapido pour Copan Ruinas à 80 lempiras qui part dans 1 heure ou un bus indirect en passant par Entrada à 30 lempiras. De Entrada, on ne trouve pas mieux qu'un chicken bus à 45 lempiras ou un directo à 50 lempiras. On pense que le chicken bus nous faisait un prix spécial touriste. On choisit donc le directo et tous paient le même prix que nous.

Nos photos du site des Ruines de Copan et les oiseaux
Copan Ruinas, Ruines Maya de Copan
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Arrivés à Copan Ruinas, deux rabatteurs se battent pour nous avoir. Ils sont tous les deux à 5$ la nuit par personne soit 100 lempiras par personne. On part chacun de notre côté pour aller voir les deux. Ils ne sont pas tout à fait satisfaits de notre façon de fonctionner. Dany, par donc avec le proprio de l'Hotel Marjenny et Maryse avec un rabatteur pour l'hôtel Castillo. Tous les deux près de l'hôtel Manzana Verde listé partout et à 7$ maintenant. Le rabatteur de Maryse lui dit de bien remarquer les détails de la chambre pour bien expliquer à son chum que la chambre est super. C'est vrai que la chambre est très propre, confortable avec vrai matelas, TV câblée, wifi et surtout douche chaude. Celle que Dany va voir est moins propre, mais avec eau chaude et internet (pas wifi) avec seulement 15 minutes gratuites. Il offre le transport pour les ruines gratuit, mais c'est à 1km, nos pieds nous y mèneront facilement. Même si c'est notre chambre la plus chère du Honduras, on se laisse tenter. Le rabatteur de Maryse nous propose aussi une chambre à 150 avec salle de bain commune et service minimum, mais on choisit le luxe pour une fois. En plus avec le wifi ça va vite se rentabiliser, car nous avons du retard dans notre blogue. Pour ce donner bonne conscience, nous allons faire un peu le tour des autres hôtels, presque toujours au dessus de 200 lempiras la chambre et souvent moins confortables que la notre. En plus, nous avons l'eau purifiée à volonté. (on n’a même pas demandé si celle du robinet était potable)

Vidéo de Copan Ruinas



On reste quelques jours, nous allons visiter les ruines mayas le lundi plutôt que le dimanche pour éviter la foule. Ce sont nos premières ruines mayas. Le site est intéressant et il y a de jolis détails sur les pierres. On passe un bon moment et nous poursuivons par la suite par le site des sépultures qui est moins impressionnant. Nous passons aussi un long moment sur le site principal à regarder tous ces oiseaux. En fait, ils nourrissent les Aras (Macaw ou gros perroquet de couleurs) qui attirent les visiteurs. Mais en regardant de plus près, c'est des dizaines d'autres oiseaux qui en profitent. Au moins, ceux-ci sont en liberté et même si ça crée une mauvaise habitude de nourrir les oiseaux, on les admire un bon moment. Nous qui avons visité quelques parcs pour en voir... on n’avait pas été très gâté. On regarde aussi les petits voleurs; agoutis et écureuils se régalent des restes.

les oiseaux du site
Copan Ruinas Copan Ruinas Copan Ruinas

Copan Ruinas Copan Ruinas Copan Ruinas
Copan Ruinas Copan Ruinas Copan Ruinas

et les profiteurs
Copan Ruinas Copan Ruinas


Dommage que la majorité ne regarde que les Aras, il y a vraiment plein d'oiseaux de toutes les couleurs. Ils sont peut-être tous ici maintenant et c'est pourquoi nous ne les avons pas vus dans les parcs!!!

Nous nous trouvons même un comedore qui sert des Almuerzo et Cena délicieux pour pas cher (25 lempiras), est-ce un présage de la nourriture du Guatemala (nous sommes à 12km de la frontière)? Super si c'est le cas ou peut-être n'avons-nous pas eu de chance avant? On se régale, toujours le riz, les fèves et les tortillas de base et la dame fait une salade de chou digne du St-Hubert et je trouve une pâtisserie qui fait un renversé à l'ananas délicieux (elle le fait aussi à la banane tout aussi bon).

On passe donc du temps à faire des recherches pour l’El Salvador (pas facile de trouver de l'info pertinente) et Dany prend une journée de repos pour faire passer la grippe. Nous travaillons aussi très fort sur le site (ça ne paraît pas toujours, mais ça prend du temps à faire tout ça).

Maryse profite grandement de la douche chaude. On s'est habitué depuis le temps que nous prenons des douches froides, mais ici au Honduras, certaines villes se surpassent. Par moment, les douches sont tellement froides que les pieds nous picotent.

Bon, ce n'est pas tout, on se prépare le 4 mars au matin, on part pour El Salvador!

Copan Ruinas, Ruines Maya de Copan




RÉSUMÉ DE NOS IMPRESSION DU HONDURAS


Copan Ruinas

RÉSUMÉ DU HONDURAS

Nous y sommes restés 27 jours au total.

Notre itinéraire en gros : nous avons traversé la frontière Nicaragua – Honduras par Los Manos. Nous nous sommes tout de suite dirigés vers Tegucigalpa, la capitale. Ensuite, nous avons pris la route vers Juticalpa puis Trujillo. Nous sommes passés droit sur les iles Utila et Roatan. Nous avons plutôt continué vers Tela où nous avons eu quelques jours de pluie. Ensuite, la lagune Yojoa suivie de Gracias et Copan Ruinas. Après les ruines de Copan, nous nous sommes dirigés au El Salvador.



NOS IMPRESSIONS GÉNÉRALES DU HONDURAS
À notre arrivée nous avons été surpris par le cout de la vie élevé (comparé à des pays au même niveau de vie). L'accueil des gens a été plus que chaleureux, ça nous a un peu fait penser à la Colombie surtout dans les endroits moins touristiques. Peu de voyageurs malgré tout, dans l'ensemble du pays.

Trujillo au nord du Honduras

CE QUE NOUS AVONS AIMÉ DU HONDURAS
La gentillesse des gens.
Ruines de Copan et les nombreux oiseaux (même si certains sont nourris)
nourriture de Copan Ruinas
Honnêteté, la majorité du temps (prix locaux pour les bus locaux, sans même négocier).
Les baleadas.
Nelson du bureau d'info de Trujillo
Notre liste n'est pas longue, mais en général nous avons aimé le Honduras même si rien ne nous a marqués particulièrement.

Trujillo, Honduras, le parc national Capiro-Calentura

CE QUE NOUS AVONS « DÉTESTÉ » DU HONDURAS
Les prix relativement chers.
La nourriture en générale.
L’eau n'est pas potable partout.
Les nombreuses tiques.
Prix élevé du bateau pour Roatan (et donc, nous n'y sommes pas allés).
Absence de gares routières centrales dans la majorité des villes.
Lenteur des bus.
La propreté des chambres économiques est vraiment limite (le rapport qualité-prix moins bon que dans d'autres pays).
Près de Copan, les chauffeurs de bus ont tendances à vouloir nous demander plus que le prix.
Peu d'animaux dans les parcs ou ils sont très discrets.
Comme au Nicaragua, plusieurs ont une arme.
Les mauvaises informations dans les bureaux touristiques.

Juticalpa, honduras, le parc El Boqueron

CE QUI NOUS A SURPRIS DU HONDURAS
Certains produits assez chers pour le niveau de vie.
Peut-être la monnaie qui est surévaluée??!!
La quantité de fast food américains et leurs pubs.
Autant de pluie en février sur les caraïbes.
Grande quantité de melons et fraises.
Beaucoup de Québécois et Nord américains sur la cote des caraïbes.
Le pays est montagneux.
Portions énormes des restos chinois.
Encore les anciens bus scolaires américains pour le transport public.
Quelques heures d'eau courante seulement dans notre hôtel en plein centre de Tegucigalpa.
Comme au Nicaragua, plusieurs ont une arme.

Honduras, Santa Lucia, pres de Tegucigalpa, ville coloniale

Résumé en chiffre :

112 090 km carrés.
Capitale : Tegucigalpa.
Monnaie lempira.
Langue espagnole.
Frontière avec Nicaragua, El Salvador et Guatemala.
Population 7 883 796 (juillet 2009).
Population urbaine 48% (2008).
Religion : Catholique.97% protestant 3%.
Type de gouvernement : république.
Indépendance le 15 septembre 1821.

Tela, les caraibes


NOURRITURE

Plusieurs fast food américains dans les villes. Nous avons presque toujours mangé dans les comerdores (restos économiques). Beaucoup de restos chinois, les prix semblent assez chers, mais une portion est assez grande pour deux. Pour les repas plus typiques, les prix commencent à 30 lempiras pour le plus économique, mais souvent autour de 40 lempiras. Nous avons le riz blanc, fèves rouges, salade de chou et un choix de poulet, boeuf, porc ou poisson. Pour le petit déjeuner, il y a les baleadas, tortillas de maïs garnis de purée de fève et crème. Beaucoup de salade de fruits en vente dans les rues à 10 lempiras, ainsi que plein de petits trucs à grignoter selon les régions, mais les tortillas de maïs sont roi. Pour les repas, nous les avons trouvé généralment pas exeptionel. Dans les resto chinois, les portions sont bonnes pour 2 à 3 personnes.


Breuvage : l'eau du robinet n'est pas toujours potable, il faut bien se renseigner avant de la boire.

Météo :
au mois de février, nous devions être dans une saison stable, mais nous avons eu quelques jours de pluie dans les caraïbes. Pour le reste du pays, un temps assez clément et chaud.

FAUNE :
Les animaux ont joué à cache-cache avec nous, sauf les nombreuses tiques. Même les oiseaux n'étaient pas toujours au rendez vous. Par contre beaucoup d'oiseaux sur le site de Copan (ils les nourrissent) et plusieurs papillons à El Boqueron.


Électricité : 120 prises américaines

Internet; partout, parfois assez cher. Jusqu'à deux dollars. En moyenne 10 à 15 lempiras de l'heure. Peu de wifi.

Banques ATM dans toutes les petites, moyennes et grandes villes.

Pena Blanca sur les rives de la lagune Yojoa

TRANSPORTS

Les autobus, comme dans plusieurs pays d'Amérique centrale, sont d'ancien bus scolaire nord-américain. Nous les appelons les chicken bus. On paie le montant du trajet à un gars une fois à bord. Certaines régions sont plus honnêtes que d'autres. On sent que dans le secteur nord-ouest (le plus touristique) ils ont tendance à nous demander plus. Plusieurs villes n'ont pas de terminal central, on doit donc s'amuser entre les gares routières de chaque compagnie pour comparer. Il est parfois difficile de trouver les bus les moins chers. Mais il est facile d'éviter certaines compagnies hors de prix tel Hedman Alas ou King Quality. Dans les bus économiques toujours vérifiés comment paient vos voisins.


SANTÉ
Aucun problème pour nous sauf avec un melon qui nous a rendus malades pendant quelques heures. Pharmacies très nombreuses. Attention tout de même aux nombreuses tiques dans les forêts, les moustiques sont aussi très présents et dans certaines régions porteurs de malaria. Les moustiques de Celaque sont particulièrement affamés.

Copan Ruinas, Ruines Maya de Copan

SÉCURITÉ
Nous nous sommes toujours sentis en relative sécurité, par contre les gens du pays nous avertissaient toujours sur leur propre ville. Plusieurs ont des armes et semble ils s'en servent facilement. On sortait peu après le coucher du soleil. La nuit, plusieurs villes semblent fantômes et les seules personnes qui reste en dehors des maisons fermées à double tour sont peu recommandables. (Comme partout en fait). Comme au Nicaragua, chaque commerce, pharmacie, supermarché, magasin de meuble et bien sur banques sont gardés par un ou deux gardiens armés postés devant la porte. Presque toujours avec de grosses armes, certains se prennent plus au sérieux que d'autres. Ça fait des gens relativement de confiance pour demander notre chemin, une adresse, un renseignement et ils prennent habituellement un grand plaisir à nous répondre.

HERBERGEMENTS
Les auberges de jeunesse sont peu présentes. Les chambres économiques sont souvent d'un mauvais rapport qualité-prix, mais elles existent. Nous avons payé entre 100 et 150 lempiras (6$ et 9$) pour les deux pour une chambre. À ce prix, la salle de bain est commune avec douche froide. Le camping est possible dans certains parcs. Il y a plusieurs hôtels loués à l'heure, s'agit d'en trouver un avec des murs assez insonorisés ou aller ailleurs. Par contre, ces derniers (les hôtels à l'heure) sont parfois plus propres que les autres et avec salle de bain privé pour le même prix.


POSTE
Timbre à prix abordable 15 lempiras pour une carte postale envoyé au Québec

Parc Cerro Azul Meambar




RÉSUMÉ EN TABLEAUX DÉTAILLÉS DE NOS DÉPENSES, BUDGET, DISTANCES ET ENDROITS OÙ NOUS AVONS DORMI

Budget de 13,048$canadien par jours par personne pour nos 27 jours au Honduras
Honduras budget

Voici les distances parcourrues
Honduras distances

Tous les endroits ou nous avons dormi et l itineraire
honduras-carte

Par Maryse Guévin et Dany Thibault
Voyage Tour du monde 2006-2010 sac a dos
Photos, videos, budget et carnet de route ( recits de voyage )

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